Avec pour résultat 36 travailleurs en prison, la grève lancée depuis lundi par le secrétariat général de la délégation syndicale de la société d’Albayrak transport, avec à sa tête Aboubacar Mariama Fofana, continue.

Pendant que les tractations se poursuivent entre les travailleurs et la direction, les citoyens sont obligés de prendre leur mal en patience face à l’arrêt des bus.

Pour savoir les dernières nouvelles, nous avons joint dans la soirée d’hier, Aboubacar Mariama Fofana, qui nous a indiqué que les lignes n’ont pas encore bougé et démenti les propos de la direction, qui les accuse d’avoir saboté les bus.

« Jusqu’à présent aucune négociation n’a été lancée au niveau d’Albayrak transport. Peut-être que c’est le ministère qui est en négociation avec notre centrale USTG sous la bannière de Abdoulaye Camara. Il y a 36 travailleurs qui ont été interpellés le lundi. Ils ont passé la première nuit à l’Eco 4 de la gendarmerie de Matoto et la deuxième nuit ils ont passé ça à la maison centrale de Kaloum. Et ils y sont », a-t-il informé.

Avant d’ajouter : « Moi jusqu’à présent ma voiture est dans la cour du dépôt. Selon les indiscrétions, ils seraient partis avec les militaires, leur indexer ma voiture et leur dire que s’ils voyaient cette voiture sortir de la cour, d’arrêter le chauffeur et de retourner la voiture. »

« La directrice de communication de l’entreprise est en train de dire que nos collègues ont vandalisé des bus, et callaissé d’autres. Moi je lui ai simplement demandé de mettre ces preuves à la disposition de la presse. Si les fils des bus ont été coupés, je pense que les gens qui ont été appréhendés en train de couper les fils des bus là, les forces de l’ordre auraient dû retrouver ces matériels dans les mains de ces gens. Mais on a pris les gens comme ça au marché de Matoto sans aucun matériel. Ils n’ont pas la preuve. Elle est en train de mentir. C’est un prétexte pour mettre les gens en prison et les y retenir », a démenti le syndicaliste.

Ensuite, il a annoncé que la grève, « continue tant que nos amis seront emprisonnés. C’est cela notre préoccupation. Nous sommes des syndicalistes, nous sommes ouverts à la négociation. Quand nos amis seront libérés nous pouvons revenir à la table et discuter sur de nouvelles bases. Parce que l’entreprise là nous est chère. C’est notre entreprise. On n’est pas contre l’entreprise. Et nous ne sommes pas des ennemis de la direction. Nous sommes des syndicalistes qui sont dans la loi et qui respectent toute la procédure pour déclencher un mouvement de grève ».

Enfin, il a affirmé que parmi les 36 arrêtés, il y a « des femmes en début de grossesse. Il y a un contrôleur qui a subi des interventions chirurgicales deux fois, il n’y a même pas 5 mois ».

À rappeler que par le biais de cette grève lancée depuis lundi dernier, ces travailleurs réclament : l’augmentation de salaire, la prise en charge médicale, l’enregistrement à la caisse nationale de la sécurité sociale, la signature de contrat et l’instauration des primes de motivation.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com