À travers son président, Lassine koné, l’ « association cultures ensemble » (ACE), a fait une déclaration ce vendredi à la Maison des jeunes de Kipé à Conakry.

Cette association qui regroupe en son sein 28 structures culturelles s’est exprimée sur la situation socio-politique du pays. Après avoir pris acte de la prise du pouvoir par le CNDR, elle a attiré l’attention « des nouvelles autorités guinéennes et de l’opinion nationale et internationale sur la souveraineté culturelle de notre pays et plus loin sur la question de survie des opérateurs culturels et des artistes guinéens ».

Assurant les nouvelles autorités de son « engagement à les soutenir pour la construction d’une Guinée nouvelle sur le plan socioculturel », l’Association cultures ensemble, interpelle « les nouvelles autorités contre toutes tentatives politiciennes qui n’ont pour effet que la stagnation de nos expressions culturelles et prône pour un cadre avec des compétences techniques et professionnelles avérées et, dont l’expérience et la connaissance du secteur sont appréciées par l’ensemble des acteurs culturels ».

L’Association cultures ensemble a fait 7 propositions, dont, entre autres : « la réactualisation du document de la politique culturelle de 2018 en tenant compte des aspirations modernes et la participation active du secteur culturel privé; le soutien aux artistes et aux industries culturelles et créatives pour la période post Covid et l’ouverture des activités culturelles vers un secteur résiliant afin d’améliorer et soulager les conditions de vie des acteurs culturels; améliorer l’accès aux financements de l’action culturelle par l’Etat à travers l’allocation de ressources financières conséquentes au fonds de développement des arts et de la culture et auprès des organismes internationaux; identifier, valoriser et soutenir les initiatives des acteurs culturels guinéens de la diaspora qui jouent un rôle majeur dans la promotion et le rayonnement de notre nation dans les pays d’accueils; le maintien et le renforcement du cadre organique présent (ministère de la culture et du patrimoine historique) dans l’ossature du gouvernement de transition; la création d’une commission spéciale des arts, de la culture et du patrimoine historique dans le conseil national de la transition; la création d’un cadre de dialogue interculturel honnête entre les diverses couches socioculturelles du pays et l’intensification de la coopération culturelle internationale afin de promouvoir le développement d’un inter culturalité soutenue ».

Enfin, l’Association exhorte « les nouvelles autorités à donner la priorité à la culture, car elle seule reste et demeure un facteur incontournable pour la promotion de la paix et la cohésion sociale, la réconciliation et la transformation sociale vers l’émergence durable de la Guinée ».

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com