L’inquiétude portant sur l’impact de la vaccination sur le jeûne du fidèle musulman a été levée ce mardi, lors d’une conférence Co-animée par, Dr Sakoba Keita, directeur de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire et le Dr Mohamed Lamine Diallo du secrétariat général des Affaires religieuses, au siège de l’ANSS à Conakry.

Pour répondre à cette question, Dr Mohamed Lamine Diallo, au nom de l’institution qu’il représente a donné des exemples qui remontent au temps du Prophète Mohamed (PSL) concernant l’avis de l’islam sur la prévention.

Il a relevé que l’islam, « accorde une importance à la prévention. Et comme vous le savez, la vaccination est située dans ce cadre-là. Il faut le retenir, l’islam en fait un point d’honneur ».

Après avoir indiqué que la question avait été posée lors de la crise à virus Ebola, il a estimé que la position « de l’islam en 2015 face à Ebola demeure la même aujourd’hui face à Coronavirus…».

« Ce qui est maintenu dans la Fatwa [un avis juridique donné par un spécialiste de la loi islamique sur une question particulière] : premier alinéa : l’essai vaccinal ou le vaccin contre Ebola ou contre COVID-19 peut être administré à qui le veut pendant le Ramadan sans que cela ne porte préjudice à son jeûne. Deuxième alinéa : il n’y a pas de jour à rembourser pour avoir pris le vaccin pendant la journée de Ramadan. Le prélèvement sanguin pendant aussi le Ramadan est permis. Et pour ceux qui veulent faire le test COVID-19 ; là, également soyez à l’aise. Mais là nous allons demander une doléance à monsieur le directeur, lorsqu’on introduit la tige à l’intérieur de la narine, il ne faut pas l’introduire de sorte à blesser le patient. Parce que lorsqu’il sera blessé quand il y aura le passage de sang à l’intérieur de la gorge, cela va rompre le jeûne », a-t-il expliqué.

Tout en précisant par ailleurs, qu’il faut, « tout simplement savoir que le vaccin n’étant pas un aliment qu’on introduit dans le corps et surtout étant fait pour la santé ; alors l’islam le prévoit, vous n’avez aucune compensation à faire après le mois de Ramadan ».

A son tour, le Dr Sakoba n’a pas manqué d’inviter les populations à renforcer « à double titres les mesures barrières sanitaires en cette période de Ramadan », notamment lors « des 5 prières ; le Nafila [prières d’intention du jeûne] et les prières de vendredis ».

Et pour joindre l’utile à l’agréable, l’ANSS a annoncé un don de 1 million de bavettes au secrétariat général des Affaires religieuses, pour permettre aux fidèles musulmans de respecter les gestes barrières.

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com