À l’issue d’une réunion qui s’est tenue, ce lundi, au siège de l’UFDG, les coalitions des partis politiques ont procédé à la mise en place d’une nouvelle plate-forme dénommée Collectif des Partis Politiques Guinéens (CPP).

C’est à travers ce nouveau collectif que les partis membres comptent désormais exprimer leurs positions par rapport aux différents processus de la transition.

Au sortir de cette rencontre qui a duré plusieurs heures, Cellou Dalein Diallo, leader de l’UFDG a annoncé : « Nous avons donc validé la création de cette plate-forme qu’on a appelée Collectif des Partis Politiques guinéens (CPP). Nous avons mis en place un comité de coordination qui sera composé de 14 personnes qui va se retrouver jeudi prochain, pour mettre en place des commissions qui vont réfléchir et travailler pour définir la position de ce collectif par rapport à la constitution, le code électoral, l’organe de gestion des élections mais également par rapport au chronogramme et à la durée de la transition. »

« Ces commissions, dit-il, vont travailler très rapidement et définir une position consensuelle pour l’ensemble des partis qu’on va adresser publiquement et on va adresser un mémo à cet effet au CNRD et on donnera aussi aux partenaires techniques et financiers de la Guinée ».

La durée de la transition n’ayant pas encore été définie, par les autorités en place, Cellou Dalein a fait savoir que les membres du CPP proposeront « un chronogramme et une durée, parce qu’aujourd’hui, notre pays est suspendu de l’AGOA, des instances de de la CEDEAO et l’Union africaine ; il y a beaucoup d’organisations et de pays partenaires qui ont réduit ou suspendu leur coopération. Il faut que la Guinée sorte de cette transition… ».

Pour terminer, l’ancien premier ministre a rassuré que les politiques guinéens parleront d’une même voix. Car, dit-il, « malgré la différence de sensibilité et bien que nous soyons des concurrents dans les élections, il y a beaucoup de valeurs que nous partageons et nous sommes attachés à la République, à la l’instauration en Guinée, d’une véritable démocratie mais également un état de droit qui fera respecter les droits et libertés des citoyens ».

Mohamed Soumah pour Guinee7.com