Lors de la conférence qu’il a animée, hier lundi, dans un complexe hôtelier de Conakry, le ministre du Tourisme, de l’Hôtellerie et de l’Artisanat, Thierno Ousmane Diallo, s’inscrivant dans le cadre du citoyen, a donné les raisons sociales gênant l’arrivée des touristes en Guinée.

D’entrée de jeu, il fait savoir que : « Ce que je veux vous dire, c’est de vous inviter à considérer et à vous rendre compte que le tourisme est une action transversale. Le tourisme, ce n’est pas l’affaire du ministère du Tourisme seulement. C’est l’affaire de tout le monde ».

Il a ensuite expliqué que : « Pour parler d’arrivée : le touriste, il vous écoute, vous les journalistes. C’est là, excusez-moi tout le monde, je ne vous fais pas de reproche, mais exprimer une certaine inquiétude. Quand vous parcourez les réseaux sociaux, vous cliquez Guinée, qu’est-ce qu’on montre ? On montre lundi et mardi, grève et ville morte ; mercredi, grève ; jeudi, marche ; vendredi, on enterre, s’il y a eu des morts ; samedi et dimanche, on gère. Et vous, vous relayez ces informations. Je ne vous dis pas, c’est mon point de vue. Excuse-moi, monsieur le ministre de la Communication, je n’empiète pas sur ton domaine. Mais en tant que citoyen, c’est le citoyen Ousmane Diallo qui parle. Je crois qu’on a quelque chose de commun. Si tu as des problèmes avec ta femme ou tes enfants, elle te dit de dormir sur le sol et pas dans le lit, tu ne vas pas te réveiller le matin et raconter ça aux voisins ; tu essayes de gérer. Pardon, vous allez me dire que je suis rétrograde ; ne mettons pas tous nos problèmes sur la toile. Quand on part sur les réseaux sociaux, on a peur, on dit que ça va exploser. Comment voulez-vous qu’avec ça, un touriste vienne ici ? Quelqu’un qui prend son argent, il économise, il se programme, il dit qu’il veut venir en Guinée, voir toutes les merveilles que nous avons montrées avec beaucoup d’amour, beaucoup de passion. Il voit tout ça, mais ils te disent, quand ils viennent à l’aéroport, on regarde sa poche. Le taxi-maitre le prend, il veut aller à l’hôtel Noom, au lieu de venir directement, il passe par Kipé, pour rendre la facture chère. Et puis, nous avons un problème ; la chose que Dieu nous a donnée, on ne veut pas l’offrir aux autres. Nous avons tous une belle mine, nous avons de belles dents, dans la majorité des cas. Mais on ne sourit pas aux gens, on est fâché, on est frustré, énervé. Parce que le taxi-maitre t’a bloqué quand tu venais, parce que tu n’as pas n’as pas suffisamment d’argent pour donner la popote quand tu sors de la maison, tu t’énerves, tu viens au bureau, ton voisin, tu l’énerves. Comment voulez-vous qu’on soit souriant ? Comment voulez-vous qu’on accueille ? »

« Ce n’est pas le gouvernement, ce n’est pas le ministre, ce ne sont pas les cadres. C’est une affaire de tous. Quand vous rencontrez un touriste, souriez-lui, s’il-vous plait, dites-lui bienvenue en Guinée. C’est très très important, c’est le comportement que chacun doit avoir », a-t-il enfin déclaré.

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

Publicités