Présidant l’assemblée générale de l’UFR (Union des Forces républicaines) de samedi dernier, le député Ibrahima Bangoura a déploré la situation de tension qui, selon lui, sévit sur l’ensemble du territoire national, avec les préparatifs des élections législatives, mais surtout pour la date proche de 2020, année à laquelle sera organisée la prochaine élection présidentielle.

« Ce qui me désole, c’est la situation de tension que nous vivons aujourd’hui dans le pays. Je ne pensais pas qu’après 2010, qu’on allait revivre une telle situation ici. En 2010, après les élections, tous les Guinéens avaient pensé qu’on avait tourné le dos à la violence dans les élections, compte tenu du martyre que notre peuple a vécu pour faire les élections de 2010. C’est nous (UFR) qui avons été la victime de la présidentielle de 2010, c’est notre élection que nous avons gagnée, qu’on nous a dérobée. Nous avons gardé cette flèche douloureuse dans le flan jusqu’à aujourd’hui. Mais voir qu’on réédite cette même situation, cela est tout simplement désolant », a regretté le vice-président de l’UFR.

Avant de poursuivre : « On a vu la dévolution du pouvoir se passer normalement au Libéria et en Sierra Leone qui viennent de sortir de la guerre. Un président de la République ne se dit pas “moi je continue”. Ce à quoi nous nous attendons aujourd’hui, que le président de la République passe la main. Et d’ailleurs, c’est ce que tout bon père de famille fait ; une fois arrivé à l’âge de la vieillesse, tu passes la main à tes héritiers, afin que ces derniers continuent ton œuvre, tout en surveillant ce qu’ils font… Mais notre président ne veut pas passer la main. Malgré son âge très avancé (81 ans, NDLR), il veut rester au pouvoir pour lui-même, alors que nous sommes 12 millions de Guinéens. »

A noter que Sidya Touré, leader de l’UFR, a, selon sa biographie officielle, 74ans.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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