Dans une conférence de presse qu’ils ont animée, ce mercredi 4 mars, les camarades Aboubacar Soumah (SLECG) et Abdoulaye Sow (USTG) ont accusé le ministre de l’Enseignement supérieur, Abdoulaye Yéro Baldé, et le Syndicat autonome de la recherche scientifique d’être les responsables du non-respect du protocole d’accord du 10 janvier dernier. Une accusation qui ne passe pas  inaperçue aux yeux du Syndicat autonome de la recherche scientifique, dont le chargé des relations extérieurs et secrétaire administratif par intérim, Lansana Yansané, a bien voulu se prêter aux questions de notre reporter, ce matin.

A l’entame de ses propos, Lansana Yansané, est revenu sur la mise en place de leur structure syndicale, tout en faisant des révélations sur leurs relations avec le camarade Aboubacar Soumah.  « Quand on animait ce mouvement-là, nous on était parti vers Aboubacar Soumah, de nous aider à lutter contre cet arrêté conjoint-là, il a refusé catégoriquement, il dit qu’il n’est pas avec nous, il ne travaille pas avec les jeunes assistants, en nous rejetant ; on a dit qu’il n’y a pas de problème, nous allons aussi effectuer une démarche pour faire notre travail à part, et c’est ce qui nous a amenés à créer une structure syndicale. Yéro n’était même pas au courant de ça, et c’est ce qu’on a créé, nous sommes venus le présenter avec un objectif clair, qui est la formation des formateurs, la recherche, l’équipement des laboratoires et des bibliothèques », a-t-il expliqué.

Selon lui, « nous n’avons rien à avoir, Aboubacar Soumah lui, il cherche avoir les huit millions, nous, nous cherchons la formation. Il n’y a rien de commun entre nous, lui, il cherche de l’argent, nous, nous cherchons la qualification de la formation. Nous voulons que les enseignants soient formés, pour qu’ils puissent donner un enseignement de qualité ».

Sur la question de menaces de reprise des actions fortes par le SLECG, si toutefois un accord n’est pas trouvé d’ici le vendredi, Lansana Yansané répond : « Il a dit qu’il va déclencher la grève, il n’a qu’à déclencher la grève. Il a  fait une grève de trois mois ici, qu’est-ce que ça fait à l’enseignement supérieur ? Même un grain de cheveu n’a pas été ébranlé. Il a fait sa grève ici et nous, nous avons continué les cours. Et si aujourd’hui, il déclenche la grève, nous, nous allons continuer notre affaire sans problème. Mais ce que nous demandons, si jamais le président de la commission qui est Bano Barry, vient à l’Enseignement supérieur avec les membres du SLECG, nous allons déclencher une grève qui ne dira pas son nom, et il faut que ça soit clair. Mais nous sommes prêts à être recensés, à condition que Bano vienne avec des indépendants qui s’ajouteront à nous pour faire le recensement de l’Enseignement supérieur. Nous ne sommes pas opposés au recensement, nous sommes favorables, à condition qu’il vienne avec les indépendants. En dehors de ça, aucun membre du SLECG ne sera reçu dans les actions de l’Enseignement supérieur ».

Selon les dernières nouvelles que nous avons reçues de l’USTG, le ministre Yéro Baldé aurait accepté la poursuite des opérations de recensement des enseignants au niveau des universités.

Fatoumata Kaba pour Guinee7.com

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