Il était appelé “l’Oiseau de Sankara”. Avec sa voix, il a bercé nombreuses générations et inspiré plusieurs jeunes artistes guinéens. Kerfalla Kanté, artiste emblématique, est décédé dans la nuit de ce vendredi, aux environs de 01h du matin. Son enterrement aura lieu au cimetière de Cameroun (Conakry), dimanche prochain, après la prière de 14h. Mais avant, il y aura un symposium au musée national de Sandarvalia.

A la maison mortuaire, sise à Coléah, dans la commune de Matam, à Conakry, les pleurs se font entendre. Famille, artistes et cadres, veulent témoigner de cette perte nationale. Il laisse derrière lui, trois femmes et deux enfants.

Emotionné et au bord des larmes, son fils ainé, Kémo Kanté, a fait savoir que : « Nous sommes en deuil aujourd’hui. J’ai perdu mon papa, Kerfalla Kanté, qui m’a tout donné ; grâce à qui je fais de la musique. Il nous a quittés aujourd’hui, Dieu est grand et Il a fait Son travail.Il a été tout pour moi, c’est lui qui m’a donné ma vie, il a été mon maitre, je ne vais jamais l’oublier et que son âme repose en paix ».

Il a ensuite narré : « Il était gravement malade. Il était parti au Etats-Unis pour ses examens, ensuite pour se traiter. Il s’est dit de ne pas rester en Occident, de venir en Guinée, parce qu’il est né ici ; donc il a voulu faire tout ici. Je me rappelle un jour, il m’avait dit : “Papa, même si tu pars en Occident, reviens dans ton pays, parce que c’est ici tu es né”. C’est vraiment une triste nouvelle. La Guinée est en deuil, la culture guinéenne est en deuil. Nous prions que son âme repose en paix.

Enfin, il a dit : « C’est hier vers 15h, sa maman aussi est à l’hôpital Ignace Deen. Il s’inquiétait beaucoup pour sa maman. Donc, il m’a appelé pour dire : “Papa, allons voir ma maman à l’hôpital”. Il ne se préoccupait pas de sa propre maladie, mais s’inquiétait beaucoup pour sa maman. Dieu a fait Son travail, vers 20h, on est revenu à la maison, il m’a dit qu’il ne se sent pas bien. D’habitude, quand il me dit cela, il va à l’hôpital et ensuite se sent bien. Mais cette fois-ci, j’ai vu un changement (…) J’ai appelé son médecin, qui m’a dit de le conduire vers une clinique. Nous sommes allés à Ambroise Paré, vers 22h, il est resté jusqu’à 0h, mais moi j’étais au dehors. C’est après, ils sont venus me dire de l’envoyer à l’hôpital Donka, cela trouvait que mon papa était déjà décédé (sic) ».

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici