Dans un communiqué récemment publié, le ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, a annoncé la fermeture des cimetières de Bambéto et de Kaporo-Rails. Ce, dans le cadre de l’exécution des travaux d’aménagement du site directionnel de Koloma.

Suite à ce communiqué du ministère, les « victimes » de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse ont, dans une déclaration rendue publique ce dimanche 18 avril, pointé un doigt sur « le pouvoir de Conakry » qui, selon eux, « fait tout son possible pour faire disparaitre toute trace de présence humaine dans la zone de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse ».

Interrogé par nos confrères de FIM FM dans l’émission « Mirador » ce matin, Dr. Ibrahima Kourouma,  ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire a donné des précisions sur l’annonce faite par son département.

« Déjà ce qui est fondamental est que nous ayons du respect pour les morts. Nous sommes tous humains, nous allons tous mourir et nous serons tous enterrés dans un cimetière. Alors notre souci aujourd’hui est que les corps soient respectés et tous ceux qui sont impliqués dans cette affaire d’enterrement soient dans les conditions les meilleurs », a déclaré le ministre.

Avant de rappeler : « la fermeture définitive d’un cimetière ne se fait pas de cette façon…. Il y a beaucoup de choses qui sont considérées comme des préalables et nous en sommes pas à ce niveau. »

Plus loin, Dr. Kourouma a fait savoir que « la seule chose qui nous a amenés aujourd’hui à demander ceci… c’est qu’à partir du mois de mai, il va y avoir des travaux à ce niveau (à côté des cimetières). Et il faut quand même respecter les morts, donc nous n’allons pas accepter que ceux-ci se mélangent à de la poussière, à des machines qui se promènent, a des terrassements… il ne faut pas que des gens en fassent un sujet, comme si nous sommes décidés aujourd’hui à venir racler tout ».

Pour terminer, il a précisé que cette fermeture de cimetière sera temporaire : « Elle ne durera pas assez longtemps, dit-il. Ça sera peut-être une ou deux semaines, le temps pour que les terrassements qui sont à ce niveau-là soient terminés. Nous avons souhaité faire intervenir les religieux, le ministre des Affaires religieuses pour qu’il y ait une sensibilisation afin que cette situation soit claire. Il n’y aura pas démolition de cimetière, aucun cimetière ne sera ravagé, rien… »

Mohamed Soumah pour Guinee7.com