Après un séjour de ‘‘convalescence’’ dans la capitale ivoirienne (Abidjan), le leader de l’Union des forces Républicaines (UFR) a été accueilli, ce lundi 9 mars, à l’aéroport international de Conakry-Gbèssia, par des membres du bureau politique de son parti.

 À sa descente de l’avion, l’ancien premier ministre qui, visiblement va mieux que sa dernière apparition, s’est aussitôt exprimé sur la situation politique du pays.

Selon Sidya Touré, les actions entreprises ces derniers jours par le pouvoir en place, notamment l’interdiction de la marche pacifique du jeudi dernier par le FNDC, contribuent à rendre la situation de plus en plus tendue.

« Je reviens de Côte d’Ivoire, il y avait une tension là-bas. Le jour où le président Ouattara a annoncé qu’il ne sera pas président, tout le monde est dans la rue, ils n’ont même plus besoin de se promener avec de la lumière, tellement que c’est devenu calme. Le problème est très calme ici. Le jour où Alpha dit qu’il n’est pas candidat, la Guinée reviendra à ce qu’elle était », lancé Sidya.

Parlant de la mission des experts de l’Union Africaine et de la CEDEAO qui séjournent en Guinée depuis quelques jours, dans le cadre de l’audit du fichier électoral, l’ex-haut représentant du chef de l’État a déclaré : « On ne peut faire l’audit en dix jours, on a déjà fait l’audit de ce fichier l’année dernière. Ils veulent donner leur avis selon des indications qui ne correspondent à rien du tout. Ils vont faire dix jours, ils feront un rapport à la CEDEAO, qui a déjà publié un document avec l’Union Africaine et avec l’OIF (Organisation Internationale de Francophonie). »

Avant d’ajouter : « On ne peut pas faire en sorte qu’une partie de la population vote, mais que la communauté internationale va appuyer qu’une autre partie de la population guinéenne ne votera pas. Ça n’a aucun sens, il faut que les gens reviennent sur terre. »

Mohamed Soumah pour Guinee7.com