C’est après la libération, ce lundi 20 novembre, de certains membres du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), interpellés il y a quelques jours, dans le cadre d’une grève qui a plongé le secteur éducatif dans une crise, que la Présidente du Conseil économique et social, Mme Hadja Rabiatou Serah Diallo, a fait une déclaration, à son siège.

Elle est revenue sur la médiation menée par son institution auprès des autorités pour une sortie de crise et condamné entre autres, « l’arrestation à son siège le samedi 18 novembre 2017 à 20h de trois syndicalistes par des gendarmes », et « les scènes de violences et de vandalismes survenues à des endroits de de la ville de Conakry».

A la sortie de cette rencontre, la présidente du CES que nous avons interviewée à appeler les syndicalistes à l’union et à la négociation : « Je suis heureuse aujourd’hui, vraiment j’ai du sang nouveau dans mes veines, parce que j’ai pu leur dire ce que je voulais leur dire tout ce temps, cette division ne nous amène nulle part. Il faut qu’ils soient unis, il faut qu’ils soient solidaires pour lutter pour le mouvement syndical, pour lutter pour les travailleurs pour lesquels nous nous sommes réunis. Il faut qu’ils soient unis et solidaires, comme nous, nous l’avons été par le passé pour qu’ils puissent atteindre les objectifs visés. » A-t-elle affirmée

Ensuite : « Il faut qu’on abandonne la haine, parce que la haine tue les cœurs, qu’on enterre les haches de guerre, qu’on voit l’avenir du pays et de nos travailleurs en face. La balle est dans leur camps, ils connaissent les différentes conventions de l’OIT, ils savent sur l’arène internationale ce que la CSI, ce que L’OUSA réclament du comportement d’un leader syndical, donc ils doivent avoir le dos large, écouter tout le monde et être rassembleur pour qu’on puisse défendre les intérêts des travailleurs et pas des intérêts égoïstes. Nous allons suivre les uns et les autres, pour ramener la paix dans notre pays et éviter la violence. »

Par rapport au collégien tué par balle, ce 20 novembre au quartier Dabompa, elle a estimé que : « nos cœurs grincent, j’ai de la peine, un Guinéen mort, c’est un Guinéen de moins, en dehors de ce mort-là, il y a eu des destructions, et même dans les écoles privées, les enfants n’ont pas eu de cours, donc tout cela retarde le pays, cela approfondit la pauvreté dans le pays. Il ne faut pas que la violence prenne le dessus. Il faut qu’on réussisse à régler les problèmes. Celui qui est mort, qu’est-ce que cela peut nous apporter ? Et le plus souvent ce sont des victimes qu’on fait ; ce sont des gens qui n’ont pas refusé cette négociation, qui sont victimes, ce ne sont ni les ministres, ni les partis politiques, ni les institutions républiques, il y en a s’ils ne sortent pas, ils ne peuvent mettre la marmite sur le feu. Donc faut réfléchir à tout ça pour régler les problèmes. »

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

 

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