Face à la presse ce mardi 7 juillet, dans un réceptif hôtelier de Conakry, le ministre de l’industrie et des PME, Tibou Camara a donné l’impact de la COVID-19 sur son département et présenté les mesures qui ont été instruites à son département par le gouvernement.

D’après le ministre, son département « n’a pas été épargné par la pandémie, parce que beaucoup d’entrepreneurs ont importé des équipements, malheureusement dont le montage n’a pas pu être effectué, faute d’assistance technique et financière qui devait venir de l’étranger. Il y a également des équipements destinés à l’implantation d’unités industrielles qui sont bloqués à l’étranger du fait de la fermeture des frontières ».

Rappelant que les PME qui sont de son ressort se retrouvent dans tous les secteurs, notamment, dans l’agriculture, la pêche, les transports, le ministre a signalé les problèmes spécifiques et communs liés à la COVID-19, dans quelques secteurs. « Quand vous prenez le secteur de l’agriculture, l’impact de la pandémie est visible. C’est la baisse des ventes, la baisse des productions, c’est également les difficultés de transport rencontrées par les producteurs, la difficulté d’approvisionnement. Vous prenez le secteur de l’industrie : la difficulté d’approvisionnement en matière première, en produit semi-fini, la difficulté d’accès au financement -qui est déjà une difficulté habituelle-, les difficultés de trésorerie, les difficultés d’écoulement des produits et parfois même, le ralentissement et l’arrêt des activités de production. Dans le domaine des services, il n’y a presque plus de consultation. Puisque des services ne sont pas demandés, donc ne sont pas rendus », a énuméré le ministre Kamara.

Enfin, par rapport aux mesures mises en place, le ministre a informé que : « Nous avons commencé par réaliser une étude approfondie sur l’impact de la pandémie et aussi assortie d’une réflexion sur la stratégie de relance post-COVID. Il y a deux fonds qui ont été créés. Mais le principe de créer un fond d’appui aux entreprises industrielles et aux PME a été retenu et constitue le levier d’intervention dans l’économie de l’Etat pour financer les activités et préserver les emplois. Ce fonds à hauteur de 300 milliards de francs guinéens, avec dans une première phase, dite phase pilote, c’est-à-dire avec un essai sur un certain nombre d’entreprises, nous comptons assister dans cette première phase 50 unités industrielles et 300 petites et moyennes entreprises. Il y a aura également ce fonds de garantie qui a été mis et qui est sous l’autorité du premier ministre, chef du gouvernement, en faveur des micros, petites et moyennes entreprises pour une dotation initiale de 500 milliards de francs guinéens… »

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com