C’est aux environs de 10 heures que les corps des victimes des manifestations des 14, 15 et 16 octobre dernier, sont arrivés à l’hôpital sino-guinéen, à Kipé dans la commune de Ratoma. Parents, amis, proches et les leaders du Front national de la défense de la constitution (FNDC) étaient présents dans l’enceinte dudit hôpital, ce lundi 4 novembre.

Après la remise des corps aux familles, une brève exposition des dépouilles a eu lieu dans la cour de l’hôpital Sino-guinéen. De là, le cortège funèbre a pris la route de la mosquée de Bambéto avant leurs inhumations à 14 heures.

Mamadou Bobo Barry, frère de deux victimes est indignée : “Je me trouve dans un pays il n’y ni droit ni loi parce que je ne peux pas accuser tout le monde. Je me souviens de la citation d’Alain, qui disait que la mort ou l’amour que tout est lourd. Car une fois vivant seul, tu en sauras la lourdeur. Aujourd’hui je me sens seul. Ce qui se passe en Guinée c’est très grave, imaginez le 14 Thierno Aliou a été tué par une balle, le 15 c’est mon petit frère Sow qui a été aussi tué par balle. Tous ces gens là avaient droit de vivre mais s’ils ont décidé de mettre fin à leur vie je pense que Dieu jugera et nous donnera une solution par rapport à ce pays.’’

Plusieurs leaders politiques membres du FNDC étaient présents à la cérémonie de levée des corps parmi lesquels, Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne. Selon lui, ‘‘depuis 2011, nous sommes en train de subir les mêmes atrocités, les mêmes assassinats, jamais, on l’a toujours déploré, dénoncé, Alpha Condé n’a voulu que des enquêtes soit menées pour identifier les auteurs de ces crimes. Nous allons exiger qu’il y ait enfin ces enquêtes non seulement pour ces 14 victimes des violences de nos manifestations du 14 octobre mais également pour tous les autres”, a laissé entendre, Cellou Dalein Diallo président de l’UFDG, principal parti d’opposition.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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