une des voitures vandalisées

Ce serait un euphémisme de dire que l’insécurité bat son plein à Conakry. La réalité est palpable sur le terrain. Dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 décembre, Mamadou Dian Baldé, le domicile du Directeur de publication du groupe de presse L’Indépendant-Le Démocrate a été victime de cambriolage.

Ce matin nous nous sommes rendus à son domicile de Kakimbo, commune de Ratoma. Sur place, on constate que deux véhicules vandalisés et deux Officiers de la Police Judiciaires en train de faire le constat. Mme Diallo Binta qui habite au rez-de-chaussée raconte : ‘‘Ce matin, nous nous sommes réveillés et on a constaté que les bandits avaient noué les portes par un tissu. Dès que mon mari a coupé la corde, il a vu les deux véhicules vandalisés. Ce n’est pas la première fois que cela arrive ici.

Surtout à l’approche des fêtes, ils viennent souvent voler ici. S’ils ne prennent pas les batteries, ce sont les radios que ces bandits prennent. Lorsqu’on avait un gardien, ces bandits n’osaient pas entrer ici et depuis qu’il n’y a pas de gardien, les vols sont fréquents. Je pense que ce ne sont pas des personnes étrangères qui viennent voler ici.’’

M. Dian Baldé, directeur de publication du groupe l’Indépendant explique : ‘‘Nous avons été victimes de cambriolage puisque les capots étaient ouverts. J’ai  vu aussi les débris de casse. Je ne me suis pas approché. Directement, je suis remonté j’ai attendu 5 minutes pour informer ma femme. Vous savez la réaction des femmes, c’est parfois pas comme les hommes. Ensuite, elle est
partie au travail et je lui ai dit que j’allai appeler les OPJ pour faire le constat. Ensuite, j’ai pensé faire appel aux confrères parce que c’est un fait divers anodin. Mais, c’est toujours bon d’informer.
Il y a environ deux mois un de nos voisins, un malien a été victime de cambriolage et ont a emporté son groupe électrogène.’’ A la question de savoir si ce cambriolage pouvait être lié à sa profession de journaliste, M Dian est catégorique : ‘‘Non je ne pense pas parce que là où je suis-je ne pense pas que les gens sachent même qu’elle activité j’exerce. Ce n’est qu’un simple cambriolage. Nous sommes dans une zone criminogène. Il y a l’insécurité dans le secteur.’’

L’Adjudant Jean Faya Tenguiano, en service à la brigade de recherche de Kipé explique son constat : ‘‘Après un premier constat, il s’agirait d’un cambriolage, d’un vandalisme. Nos premières constations font  cas d’un sabotage parce que nous n’avons rien constaté de pertes. Seulement des dégâts matériels comme vous le constatez la petite vitre de la voiture cassée. Elle a servi de porte d’entrée aux malfaiteurs. Il serait préférable pour M. Dian de prendre des précautions en prenant des agents de sécurité.’’

Comme on le voit, nul n’est à l’abri de l’insécurité et des dispositions doivent être prises pour renforcer la sécurité des personnes et  des biens.

El Hadj Mohamed Diallo