« La non-violence en milieu urbain ; Jeunesse et Citoyenneté « , c’est sur ce thème principal qu’un débat a eu lieu, dimanche 22 décembre 2019, dans la salle de conférence de la mairie de Matoto. Cette rencontre a réuni plusieurs jeunes issus de différentes associations de la capitale.

Selon les responsables de l’ONG Agir pour le Développement, structure organisatrice de la conférence, l’objectif est la promotion de la paix, des valeurs républicaines ; amener le public à cerner la différence entre civisme et citoyenneté mais aussi contribuer au changement de mentalité à travers les échanges interpersonnels.

Ibrahima Kalil Diané, directeur exécutif de l’ONG Agir pour le développement, explique :  » L’idée est née d’un constat amer… vous avez vu la propension de violence qui se fait ressentir en Guinée, tant physique que verbale sur les réseaux, dans la circulation, ça nous interpelle ; vu que nous avons en face, un processus électoral très sensible dans notre pays. Donc, il va de soi que la jeunesse et la citoyenneté soient au cœur des débats dans notre pays. »

Pour lui, après ces trois heures d’échanges avec les jeunes, l’objectif a été atteint. Car, « nous avons voulu enseigner la culture de la non-violence. Vous savez, notre nation est une nation de culture de paix, de culture de solidarité, de justice. Nos aïeux n’ont jamais voulu de la violence. Pourtant nous, aujourd’hui, nous sommes trop violents. Qu’est-ce qui explique cela ? Donc, on a voulu que les jeunes prennent conscience de la paix parce qu’on est un pays, Dieu merci, qui n’a jamais connu de guerre, nous n’avons pas connu de terrorisme. Nous souhaitons que ce ne soit pas notre génération qui puisse apporter la guerre ; plutôt qu’elle puisse apporter la paix, éviter la guerre civile dans notre pays », ajoute-t-il.  

Quant à Ibrahima Sano, écrivain, un des conférenciers du jour, il estime que ‘‘la citoyenneté c’est le problème auquel nous sommes confrontés de plus. Quand on parle de citoyenneté, on parle du civisme, du respect de la loi, de la civilité, du respect de la différence qu’on peut avoir vis-à-vis des autres pour leurs opinions, vis-à-vis des autres pour leurs handicaps, (…). Le plus important c’était de voir comment est-ce que la jeunesse peut s’en sortir. C’est-à-dire, comme elle est la frange la plus importante, de ne pas désespérer. Elle peut. D’autant plus que beaucoup de jeunes essaient l’auto-emploi (…)’’.

Toutes les personnes interrogées après la conférence, disent avoir bien maîtrisé le contenu des sous-thèmes qui ont été débattus à côté du thème principal. Et la majeure partie, d’entre elles, ont promis de faire la restitution aux niveaux de leurs ONG mais aussi dans leurs quartiers respectifs.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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