A l’occasion de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse, le 3 mai dernier, l’heure était au bilan pour Amara Somparé, ministre de l’Information et de la Communication qui, dans une déclaration, a posé le diagnostic de la sphère médiatique guinéenne.

Au compte de cette journée placée sous le thème « l’information comme bien public », ce commis de l’Etat a annoncé en termes de chantier, l’élaboration par son ministère de « la politique nationale de la Communication et de l’Information pour le développement ».

Selon lui, ce document destiné à approfondir la réflexion sur les contraintes et les défis de notre presse nationale conformément à la vision du président Alpha Condé, « vise surtout à formuler des propositions de solutions aux problèmes identifiés afin de faire jouer à la presse nationale la mission qui lui revient dans la construction de la démocratie, la préservation de la paix et la marche de notre pays vers l’émergence. Ce document vise également à faire de la responsabilité du journaliste et du respect de l’éthique et de la déontologie, le socle de l’exercice de la profession de journaliste en République de Guinée ».

Toujours dans la même lancée, il se réjouit de « l’amélioration des infrastructures de communication notamment la fibre optique et la démocratisation progressive de l’accès aux services de fournisseurs d’internet » comme un moyen d’atteindre l’épanouissement de la presse guinéenne.

Par rapport aux statistiques qui sont en plein essor, le ministre fait savoir que l’espace médiatique guinéen, « compte aujourd’hui plus de cent titres de journaux et de sites, plus de cinquante radios privées qui s’ajoutent à 35 stations de radios rurales publiques et les stations de la radiodiffusion télévision guinéenne ».

Selon lui, « ce pluralisme de titres illustre la volonté politique et l’engagement du gouvernement et du chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, de promouvoir la liberté de la presse dans notre pays».

Il regrette tout de même, « le manque de professionnalisme de certains animateurs, accentués par la faible appropriation des textes normatifs comme la loi sur la liberté de la presse, chose qui, parfois conduit à l’atteinte à la vie privée de citoyens ou de personnalités publiques. »

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.