Le 31 Mai de chaque année, l’Humanité célèbre la Journée mondiale de lutte contre le tabagisme. Le thème retenu cette année, c’est ‘’S’engager à arrêter’’. Ce thème interpelle tous les consommateurs de la cigarette afin qu’ils arrêtent de fumer.

Etant le président de l’association ‘’Génération Sans Tabac-Guinée ’’, nous mettons à profit, une nouvelle fois, cette journée de célébration pour sensibiliser, avec l’implication effective des médias et des autorités. Notre souci fondamental est de sauver des vies humaines. Nous pouvons certes nous réjouir de quelques acquis obtenus ces dernières années mais cela ne suffit pas. Nous demandons aux décideurs  politiques de faire en sorte que la lutte contre le tabagisme soit une réalité tangible en Guinée, car le constat, pour le moment, est plutôt amer. La contrebande des marques de cigarettes  continue de plus belle au vu et au su de tout le monde et elle détruit l’économie du pays. Même si, théoriquement,  dans certains milieux publics, la consommation de la cigarette est interdite, nous constatons avec amertume, que dans la plupart des lieux publics la cigarette se fume sans aucune forme de gêne.  Face à cette situation qui devient de plus en plus préoccupante, le gouvernement se doit d’imposer des amendes pour dissuader ces consommateurs de cigarette qui ne respectent pas les consignes. Pour ce faire, les ministères du Budget, des Finances, du Commerce et de la Santé feraient œuvre utile en  conjuguant leurs efforts  en vue d’une augmentation des taxes sur les produits du tabac en Guinée. Comme le thème de cette année le prouve éloquemment, l’on peut bel et bien arrêter de fumer. Le président  de ‘’Génération Sans Tabac-Guinée’’ et l’ensemble des membres de l’association continueront, inlassablement, de mener le noble combat contre le tabagisme, le cancer et la contrebande des marques de cigarettes en Guinée.

En janvier 2021, l’on avait applaudi des deux mains la publication de l’arrêté conjoint  des ministères du Budget, du Commerce et de la Sécurité et de la Protection civile portant interdiction de l’importation, de la distribution et de la commercialisation de la chicha.

Après cette interdiction frappant la chicha, l’on avait légitimement caressé le secret espoir de voir les autorités prendre des mesures fermes pour interdire aussi la cigarette dans les lieux publics. Comme indiqué plus haut, pour dissuader les acteurs de la filière, l’on peut augmenter, de façon excessive, les taxes sur le tabac et produits assimilés. Aujourd’hui, dans les véhicules de transport en commun, les bars, les restaurants, les marchés, les écoles, les hôpitaux, certains ne se gênent pas pour fumer, au grand dam des non-fumeurs.

En lieu et place donc des discours, des actes concrets doivent être posés pour préserver la santé de la population. Mieux vaut prévenir que guérir, dit-on souvent et à juste raison.

Ibrahima Sory CISSE, président Génération Sans Tabac-Guinée