Au cours d’un entretien téléphonique, le secrétaire administratif du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) à Matam, Kalidou Diallo a confié a là rédaction de Guinee7.com, pourquoi il n’a pas participé à la grève déclenchée par des enseignants., depuis quelques jours.

Kalidou Diallo rappelle qu’‘‘au niveau du SLECG, il y a un secrétaire général élu et un premier et un deuxième secrétaire général adjoint. Le bureau est composé de 19 membres, s’il  faut aller à la grève, il faut que ce bureau analyse la situation et que les membres décident ensemble à l’unanimité. S’il n’y a pas l’unanimité, on passe par le vote, la majorité domine et on suit. Même si le secrétaire général n’est pas partant, si les deux tiers (⅔) du bureau exécutif approuvent, on passe à l’acte, après on soumet à la base et c’est à la base d’approuver.  Il faut aussi faire un mémo et l’adressé à notre interlocuteur qui est le gouvernement, faire un préavis, s’il n’y a pas de suite au mémorandum et faire un avis de grève, s’il n’y a pas de suite au niveau du préavis’’.

Et de poursuivre : ‘‘C’est vrai que les enseignants souffrent, on vit avec moins de 5 dollars par jour, nous pouvons vraiment revendiquer nos droits ; mais il faut qu’on les revendique dans les règles de l’art en suivant la procédure. Les textes que nous-mêmes avons mis en place, il ne faut pas qu’on les viole. Le deuxième secrétaire général adjoint ne peut pas engager la structure alors que le secrétaire général est là. Même si celui-ci est récusé, il faut un congrès. Et le congrès du SLECG, c’est au mois de décembre prochain. Donc on pouvait les mettre tous de côté à travers un congrès et prendre le leadership du syndicat pour que ça marche et qu’on parle le même langage.’’

tous ceux qui sont derrière Aboubacar Soumah, la majeure partie sont des anciens contractuels qui sont engagés en février 2017

A en croire Kalidou Diallo, le camarade Aboubacar Soumah avait été suspendu par le bureau exécutif du SLECG avant de signer cette grève : ‘‘ils l’ont averti de ne pas signer cette grève, mais il a dit, il va signer. Donc avant qu’il ne signe il a été suspendu et c’est dans le règlement intérieur du SLECG. Le SLECG a donc appelé toutes les structures à s’éloigner de cette grève anti-SLECG, sur 19 membres ; 2 ou 3 sont pour la grève et les autres ne le sont pas.’’

Il précise que ‘‘ce n’est pas la tête d’Aboubacar Soumah que les gens aiment, ce n’est pas Soumah en personne, les enseignants ont aimé. C’est du fait que dans sa plateforme revendicative il a demandé les 8 millions. Et puisque nous les enseignants nous souffrons, il y a beaucoup qui ont adhéré sans pour autant regarder les contours. Et je vous dis, tous ceux qui sont derrière Aboubacar Soumah, la majeure partie sont des anciens contractuels qui sont engagés en février 2017 à travers la lutte syndicale qu’on a menée. Ceux qui sont autour d’Aboubacar Soumah ne sont dans aucune structure syndicale’’.

Par ailleurs, le camarade Diallo souligne que ‘‘lorsqu’une grève n’est pas déclenchée dans les règles de l’art, dans le jargon syndical, on dit qu’elle est sauvage. Donc ça existe, ce n’est pas une insulte’’.

Mohamed Kaba Soumah pour guinee7.com

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