Les usines de productions d’eau poussent comme des champignons dans la commune urbaine de Kankan. A date, la direction préfectorale du service de contrôle de qualité dénombre officiellement, 29 unités de productions. Selon le premier responsable de ce service, la qualité des eaux produites par ces unités est contrôlée, vérifiée et certifiée par un laboratoire à Matoto (Conakry). 

Le nombre important d’unités de production (29) provoque l’inquiétude chez les populations, en ce qui concerne la qualité de l’eau destinée à la consommation. Djibril Diallo, le chef de la section de contrôle qualité rassure. « Depuis 2016  je suis là et dès mon arrivée j’ai trouvé effectivement que les usines étaient contrôlées par notre service et j’ai continué sur la même voie. A cet effet, en 2019 on a pu contrôler 29 points d’unités qui ont été analysé à Conakry au laboratoire de Matoto. Dont les résultats sont déjà là » A-t-il expliqué.

Toutefois, selon Nyakoye Etienne Bremou, chargé de contrôle, il n’est pas exclu qu’il y ait des usines clandestines de production d’eau. « Ils construisent des usines avant qu’ils ne se présentent, ou-bien nous allons vers eux pendant le recensement, donc il peut y avoir des clandestins… Maintenant si il y’a d’autres qui ne se sont pas présentés et comme ils sont appelés pour cette année, ils reviendront on va les faire recenser » A-t-il dit. 

Ce service, comme la plupart des services administratifs est confronté à d’énormes difficultés comme le signale Djbril Diallo. « Au début en 2016, il y’avait certaines difficultés, car les gens n’étaient pas tellement initiés. Mais avec mes braves agents qui sont arrivés à leur donner (les producteurs, ndlr) des sages conseils pour pouvoir faire un bon encadrement, car, qui parle de l’eau parle de la vie. »

Avant de faire une demande précise. « A Kankan, il faut qu’il y ait un laboratoire, au lieu de prendre les prélèvements et envoyer à Conakry -ce n’est pas facile-, il y a un manque de personnel, de matériels de travail et aussi le moyens de déplacement pour aller toujours dans les sous-préfectures etc… Notre espoir c’est  seulement vous de la presse, qui pouvez nous  aider  dans ce sens pour que les chefs pensent à nous, sinon nous souffrons beaucoup »  A-t-il déploré.

De Kankan, Moussa Konaté pour Guinee7.com