L’Etat d’urgence décrétée suite à la propagation du coronavirus en Guinée, a entraîné la fermeture de tous les lieux de loisirs. A  Kankan le constat révèle que les jeunes filles travailleuses de sexe, sont parmi celles qui subissent de plein fouet les effets négatifs de cette pandémie.

Il  est 21h TU (ce Mercredi), nous sommes dans un bar appelé “le DESTIN” c’est l’endroit le plus convoité par les jeunes de Nabaya. Sur place, aucun dispositif de prévention anti-COVID-19, pour freiner la forte contamination de cette pandémie. Cette jeune fille, une des nombreuses à vivre du métier du sexe, vit les réalités de la rareté des clients.

Mademoiselle X : « d’habitude les gens viennent nous trouver ici, mais maintenant là c’est nous-mêmes qui partons  chercher les clients, tout ça est dû à cette maladie, certains clients préfèrent nous déplacer chez-eux, pour cela on triple le prix, parce que c’est trop risqué, des fois même on demande la moitié de la somme avant de bouger. Avant la covid-19 on n’acceptait pas. Mais en ce moment, on a pas le choix ». A-t-elle expliqué.

Une autre, rencontrée dans un autre bar appelé “Le CIEL” au quartier Bordeaux, se livre à son tour : «… il y a plus de travailleuses de sexe ici actuellement que de clients, c’est pourquoi nous nous querellons pour avoir des clients. Bien avant cette maudite maladie je pouvais encaisser par nuit  jusqu’à 300.000 de nos francs. Mais au moment où je vous parle il est très difficile d’avoir 50.000 fg. »

A  noter que les mesures de prévention contre la COVID-19 ne sont pas en vigueur dans leurs établissements et ses jeunes filles tirent le diable par la queue. 

De Kankan, Moussa Konaté pour Guinee7.com

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