Thierno Souleymane Barry, avocat du FNDC, a posé sa valise ce lundi 17 novembre 2019, au tribunal de première instance de Kindia. L’objet de cette visite est de connaître l’état d’avancement du dossier des cinq membres du FNDC, arrêtés jeudi 14 novembre 2019, en marge d’une marche non autorisée à la gare routière de Kindia.

« Dès qu’on s’est informé de ces arrestations, nous sommes venus suite à l’invitation du substitut du procureur, pour prendre langue avec lui. Vous savez en matière pénale, l’incarcération doit être l’exception, la règle c’est la liberté. Donc nous sommes venus ici ce matin pour connaître l’état d’avancement du dossier des cinq membres du FNDC, arrêtés le jeudi dernier. Savoir quand, ils seront jugés. Parce que normalement en matière de flagrance ça doit être aussi rapide que possible. Ce qu’il faut retenir, nous avons trouvé une oreille très attentive de la part du substitut du procureur. Il nous a fait savoir qu’ils sont en face d’un certain blocage. Il y a une audience foraine en matière criminelle qui doit avoir lieu à Forécariah qui était prévue de longue date. Donc, tout le monde est là-bas. Et même en matière d’effectif, il y a un juge qui est malade. Mais il nous a promis d’ici 16 heures, il va s’entretenir avec ses chefs notamment le procureur de la République pour savoir s’il y a une possibilité d’orienter vers un juge d’instruction pour informations. Le procès est programmé en début de semaine », a expliqué maitre Thierno Souleymane Barry.

Pour Me Barry, ses clients ont été « pour attroupement, pour une marche non autorisée. Et le dossier est pris en flagrant délit. En tant qu’avocat, vous savez que l’article 10 de notre constitution donne le droit à tous les Guinéens de manifester et de cortège. C’est un droit constitutionnel admis. Aucun maire, aucune autorité ne peut se lever et interdire cela. On peut bien suspendre une liberté. On peut la limiter. Mais on ne peut pas le faire sur toute l’étendue du territoire national et de manière illimitée. Vous savez, la justice n’est pas une lutte ni une violence. Quelle que soit la situation, nous nous continuerons à croire à la justice de notre pays », a- t-il laissé entendre.

Joseph Bangoura pour guinee7.com

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