Le premier Sommet humanitaire mondial a ouvert ses travaux, lundi, 23 mai 2016, à Istanbul en Turquie, sous l’égide du Secrétariat général des Nations-Unies (NU). Il a pour objectif, «mobiliser les Etats et réorganiser le fonctionnement humanitaire pour plus d’efficacité face aux crises humanitaires provoquées par les conflits et le réchauffement climatique», rapporte l’envoyé spécial de l’AGP à ce rendez-vous.

Ce premier Sommet humanitaire mondial a regroupé une soixantaine de chefs d’Etat, d’organisations humanitaires, de personnes touchées par les crises humanitaires et de nouveaux partenaires, soit près de 6000 participants.

La République de Guinée, qui participe à ce Sommet, apporte son expérience de la gestion de la crise provoquée par l’apparition de l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola et celle des réfugiés dans ce pays, selon son ministre d’Etat, ministre secrétaire général à la Présidence de la République, Youssouf Kiridi Bangoura, représentant le chef de l’Etat à cette rencontre.

Parlant de la relance post-Ebola, le ministre d’Etat guinéen a fait savoir : «Nous fondons de l’espoir pour la mise en œuvre du plan de relance post-Ebola. Les bailleurs annoncent beaucoup de montants lors des grandes rencontres, mais malheureusement, l’obtention fait défaut».

Pendant deux jours, les dirigeants-participants à ce sommet humanitaire, vont engendrer une série d’actions et d’engagements concrets pour, entre autres, prévenir les conflits, faire respecter le Droit International Humanitaire (DIH) et garantir les sources de financement stables pour des projets humanitaires.

Dans son allocution à l’ouverture des travaux, le secrétaire général des NU, Ban Ki-moon a indiqué, que la mobilisation des Etats et la réorganisation du fonctionnement humanitaire pour plus d’efficacité face aux crises provoquées par les conflits et le réchauffement climatique, n’est pas aisée.

«Une tâche qui n’est pas aisée, avec environ 60 millions de déplacés et 125 millions de personnes ayant besoin d’assistance dans le monde, de nombreux acteurs du secteur, Etats, Organisations Non Gouvernementales (ONG) et entreprises, estiment que le système humanitaire actuel est à bout de souffle et a besoin d’être repensé d’urgence. Jamais, depuis la seconde guerre mondiale, autant de personnes n’avaient été forcées de quitter leur foyer», a déploré le secrétaire général des NU.

A noter, que le choix d’Istanbul pour accueillir ce sommet n’est pas fortuit. Car la Turquie accueille 2,7 millions de refugiés syriens, menacés d’être renvoyés dans leur pays en guerre.

Source: AGP

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