« Le sous-préfet n’a pas raison ». La gendarmerie nationale est ferme là-dessus et rejette en bloc toutes les accusations portées sur l’élève gendarme,  Lansana Camara, par le désormais ancien sous-préfet de Koumbia, le commandant Manchon Camara. Ce dernier accuse l’élève gendarme, en outre chef de poste de la brigade de la gendarmerie territoriale de la localité et plusieurs de ses agents, de rançonner régulièrement les citoyens. Le porte-parole du Haut Commandement de la gendarmerie nationale a une toute autre version.

Le commandant Manchon Camara a été démis de ses fonctions de sous-préfet de Koumbia, dans Gaoual, par un arrêté du ministre de l’administration du territoire, le Général Bouréma Condé. Selon Mr Camara, qui s’exprimait à l’AGP, son limogeage est dû aux dénonciations qu’il a faites dans la presse, suite aux multiples rançons dont se rendraient coupable l’élève gendarme Lansana Camara et huit (8) de ses agents bénévoles.

Une version démentie par le haut commandement de la gendarmerie nationale.

« Il (le sous-préfet limogé) est allé trouver un élève gendarme, qui est un universitaire, qui a tout le bagage requis pour être commandant d’unité et il n’est pas jeune. C’est un élève gendarme mais très lourd. Mais le sous-préfet veut que ce dernier lui rende compte de tout ce qui se passe à Koumbia. Il (l’élève gendarme) lui a dit : ‘’écoutez, moi je suis allé à l’école, je sais ce que je fais. Ce n’est pas à vous que je dois rendre compte, je rends compte à mon commandant d’unité, qui est à Gaoual’’ », explique le colonel Mamadou Alpha Barry, porte-parole de la gendarmerie nationale.

Plus loin, notre interlocuteur poursuit en disant que « l’élève gendarme est donc allé se plaindre chez son commandant d’unité à Gaoual, qui à son tour, a attiré l’attention du procureur, qui est allé directement voir le préfet. Le préfet, le procureur et l’élève gendarme l’ont (le sous-préfet, ndlr) convoqué pour qu’il vienne à Gaoual. Arrivé sur place il a commencé d’abord par insulter le préfet, qui a rendu compte au Général Bouréma Condé (MATD). Il dit à l’élève gendarme : ‘’tu es venu me vendre à Gaoual, mais quand on sera de retour à Koumbia, je vais prendre mon arme contre toi.’’ »

Pour terminer, l’officier de communication laisse entendre que l’ancien sous-préfet a eu à faire à un élève gendarme pas comme les autres. « Le préfet n’a pas du tout raison. C’est un élève gendarme qui a son diplôme d’officier de police judiciaire, donc qui connait bien son travail. »

Alpha Mady pour Guinee7.com