« La problématique de la réforme constitutionnelle en Guinée : mythe et réalité », c’est le thème de la conférence animée, ce jeudi, par le parti ARENA (Alliance pour le Renouveau National) du Dr. Sékou Koureissy Condé, à la Maison de la presse, à Kipé.

Au cours de cette rencontre, l’ancien médiateur de la République et ministre de la Sécurité a clairement donné la position de sa formation politique sur cette problématique autour de laquelle le peuple de Guinée est divisé depuis un bon moment.

À l’entame de son intervention, Dr. Sékou Koureissy a tout d’abord précisé : « Je n’aurais pas organisé cette conférence de presse, si au siège du RPG on n’avait pas annoncé la perspective d’une nouvelle constitution, et à partir de ce moment, le débat peut commencer… »

Il  soutient qu’une lecture de l’actuelle constitution guinéenne s’impose, car selon lui, « ceux qui pensent que la constitution de la Troisième république, la constitution du mois de mai 2010, est insuffisante, ils ont raison. Je le dis en tant qu’ancien secrétaire général du Conseil national de la transition. Mais ceux qui disent qu’elle est inappropriée ont tort, parce que c’était dans les conditions historiques singulières… Le referendum n’était pas à l’ordre du jour, mais la constitution était consensuelle et souveraine, qu’on ne l’oublie jamais. Soyons fiers de ce que l’on a, avant d’engager ce que l’on veut ».

Plus loin, le leader de l’ARENA a estimé que la question qui se pose aujourd’hui par rapport à la modification ou à la révision de cette constitution est un débat juridiquement logique. « Ce qui nous (ARENA, Ndlr) intéresse dans ce débat, dit-il, ce n’est pas l’option référendaire… Notre souci, c’est le contenu de cette nouvelle constitution, entre guillemets, que nous attendons. S’il doit y avoir une nouvelle constitution, puisque c’est l’intention qui se dégage, l’ARENA veut participer au débat, sur le contenu de cette nouvelle constitution… Nous sommes intéressés par une nouvelle constitution, parce que nous avons des choses à dire ».

« Et pour être dans le débat, nous ne voulons pas que ça soit un parti politique qui nous présente la constitution. La constitution doit être présentée par le président de la République directement, ou à travers un organe consultatif, constitutif, qualifié, et qui a la légitimité à partir de sa composition. Donc, l’ARENA propose la mise en place d’un organe consultatif, inclusif, pour nous permettre de nous saisir de toutes nos intentions, contributions, et les inclure », a ajouté Koureissy Condé.

Pour terminer, le directeur exécutif d’African Crisis Groupe a déclaré : « La question du troisième mandat ne se pose pas. La constitution ne parle pas de troisième mandat, l’article 27 est très clair là-dessus. Donc, nous ne reconnaissons pas un troisième mandat sur quelque forme que ce soit, et c’est ça le débat. La question de troisième mandat ne se pose pas pour nous. Nous voulons un État stable, démocratique, dans le respect de la loi et dans un souci de consensus ».

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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