“Institutions publiques et emploi jeunes”, c’est sur ce thème qu’un atelier s’est tenu, ce jeudi 18 février, à l’université Mercure international. Il est organisé par le parrain de la 11ème promotion sortante de ladite université. L’objectif est de faciliter l’insertion professionnelle de ces jeunes fraîchement sortis des salles de classe. 

Selon l’organisateur, les institutions publiques placées dans l’axe de facilitation de l’accès à l’emploi par les jeunes, méritent d’être connues par les diplômés récemment sortis des universités. L’objectif est de les mettre à l’abri des errements. Les missions de ces institutions feront l’objet d’exposés ponctués d’illustrations et d’ouverture d’esprit sur les secteurs porteurs. 

M. Niamey Diabaté, inspecteur général d’État à la présidence de la République, parrain de la promotion, était en même temps le modérateur de l’atelier ; c’est pourquoi : « J’intervenais toutes les fois pour cadrer le débat, afin que les jeunes soient dans l’esprit de création d’entreprise. Nous avons besoin de cela et je pense que cela est également inscrit dans le programme du président de la République, qui voudrait voir en son temps l’émergence des chefs d’entreprise jeunes », a-expliqué. 

« Aujourd’hui, il faut qu’on comprenne que le domaine de l’État n’est pas le domaine de création d’emplois. Le domaine de l’État, c’est le domaine de consommation. La création de l’emploi, la création du bonheur, c’est dans les entreprises, c’est dans le secteur privé. Ce que nous devons développer, c’est la culture de création d’entreprise. C’est la culture de création d’entreprise qui doit dominer la culture de l’art d’appartenir au secteur public », a-t-il ajouté.

Madame Diariatou Diallo, conseillère à la primature, était l’une des panélistes de cet atelier. Elle a conseillé aux diplômés qu’au-delà « de l’Université, de pouvoir être ambitieux, d’aller plus loin de se former, de s’informer, de pouvoir créer un réseau, qui va leur permettre d’être un produit consommable, en découvrant leur potentiel, de pouvoir créer leur propre entreprise, d’auto employer et employer d’autres personnes ».

Selon, elle « pour devenir entrepreneur il faut avoir des aptitudes professionnelles, il fait se former, s’informer, il faut connaître les établissements publics comme APIP, AGUIPE et connaitre la vision du gouvernement ; quelle est la réalité ici en Guinée et partout dans le monde. Aujourd’hui, ils ont eu la chance, la technologie est tellement développée, on peut se former soi-même à travers Google, à la maison et à distance, mais il faut le réseautage, les relations publiques sont très importantes ».

A la fin de l’atelier, Fatoumata Binta Diallo, diplômée en communication, a déclaré : « J’ai appris qu’étant des étudiants sortants, qu’on ne doit pas forcément dire qu’on doit être des fonctionnaires de l’État. Que nous pouvons nous mêmes entreprendre, faire quelque chose de nous-mêmes… Moi déjà, étant étudiante, je faisais de l’événementiel. Du moment où je suis diplômé, surtout en communication, je vais vraiment me lancer dedans. Et comme tout à l’heure, on nous a signalé qu’il y a l’APIP ici, et pour être entrepreneur, il faut récupérer le registre de commerce, je vais vraiment récupérer ça pour faire de ma passion une entreprise ».

Bhoye Barry pour guinee7.com

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