Ce mercredi 7 octobre 2020, au tribunal de première instance de Kaloum, les débats se sont ouverts dans l’affaire qui oppose la Banque islamique de Guinée (BIG) et Amadou Bah, ancien responsable des ressources humaines de ladite banque. En effet, ce dernier poursuit la banque et DG pour « faux et usage de faux et harcèlement moral ».  Des faits prévus et punis par les articles 585 et 278 du code pénal. 

Devant le juge, Sidy Dieye, directeur général de la BIG, a déclaré: « Non, je ne reconnais pas les faits ». Pour lui, la sanction infligée à Amadou Bah est faite à la base du nouveau règlement intérieur de la banque qui a été déposé à l’Inspection générale du travail (IGT), le 20 juillet 2015.

M. A. Bah été sanctionné par rétrogradation, le 26 septembre 2018, comme conseiller client à l’agence de Lambanyi. Parce que tout simplement, il n’a pas « pu vérifier » les diplômes de tous les employés de la banque. A ce niveau, à la barre il s’est défendu en disant qu’il n’avait pas le temps de terminer le travail, parce qu’il avait une maladie professionnelle. 

Selon la partie civile, quand l’IGT a été saisie, elle a dit que le seul règlement intérieur en vigueur à la BIG, c’est celui de 1988. 

Au cours des débats, l’avocat de la partie civile a invoqué un arrêt du tribunal de travail qui avait annulé la sanction de rétrogradation d’Amadou Bah, tout en citant le règlement intérieur de la BIG de 1988. Le même arrêt a sommé la banque de réintégrer M. Bah dans ses fonctions d’avant, avec tous les avantages y afférents. Et cet arrêt  a été notifié à banque, le 10 juin 2019, par voie d’huissier. 

Le 21 juin 2019, selon un document présenté par l’avocat de la partie civile, le plaignant a reçu une notification de licenciement de la banque « pour abandon de poste » à l’agence de Lambagnji. 

Interrogé par le procureur, à expliquer pourquoi M. Bah n’a pas été installé à son poste après l’arrêt du tribunal de travail, M. Dieye a répondu que: « S’il était venu dans l’intention de travailler, on l’aurait installé, mais il est venu avec un huissier ». 

Pour l’avocate de la défense : « C’est un faux dossier ; c’est un employé qui est habitué ; dès qu’il une entreprise, il l’attaque pour harcèlement. Il n’a pas pu remplir ses fonctions, et il a été renvoyé tout simplement ».

Après plusieurs heures, le juge a renvoyé le dossier pour le 19 octobre 2020 pour la suite des débats. 

Bhoye Barry pour guinee7.com 

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