À l’occasion du 21ème anniversaire de la création de la CPI (Cour Pénale Internationale), la Coalition Guinéenne pour la CPI (CG-CPI) a animé une conférence de presse à Conakry, ce jeudi 18 juillet 2019.

Au cours de cette rencontre, les membres de la CG-CPI ont dénoncé les violations des textes de la constitution et des droits de l’homme en Guinée, avant de se déclarer contre tout projet de nouvelle constitution en Guinée.

Après avoir fait observer une minute de silence à l’assistance, pour honorer la mémoire de Yéro Diouldé Diallo, membre du bureau de l’Association des victimes du 28 septembre et trésorier de la CG-CPI, décédé hier mercrerdi, des suites de maladie, El Hadj Mamadou Malal Diallo a déclaré : « Cette célébration intervient dans un contexte assez difficile en Guinée, où on assiste à des velléités de violation flagrante de la constitution et de toutes les dispositions favorables au respect des droits de l’homme ».

« Actuellement, dit-il, la constitution est pratiquement suspendue, tous les droits qui sont prévus par cette constitution ont été annulés par des personnes qui dirigent le pays. Donc, c’est une opportunité pour nous de rappeler tous ces faits et de nous rappeler notre devoir de faire face à ceux qui violent les lois de la République ».

Oumou Salamata Bah, également membre de la CG-CPI, lisant une déclaration au nom de sa structure, affirme solennellement elle aussi son opposition à l’adoption d’une nouvelle constitution et à un troisième mandat. « Notre organisation précise qu’un tel projet ne constitue nullement une priorité pour la Guinée et risque d’engendrer des conséquences graves et inimaginables pour les populations guinéennes, qui pourrait également entraîner des crimes graves relevant de la compétence de la Cour Pénale Internationale », a-t-elle souligné.

Plus loin, Dame Salamata Bah a lancé un appel au gouvernement guinéen, aux partenaires bi et multilatéraux de la Guinée, aux personnes de bonne volonté, pour une assistance médicale et une indemnisation provisoire des victimes des massacres du 28 septembre 2009.

Puis, elle a ajouté : « La CG-CPI encourage la Cour Pénale Internationale à prendre en charge l’affaire du 28 septembre ; demande au gouvernement guinéen d’abandonner toute tentative de modification de la constitution du 07 mai 2010 ; exige la libération sans condition des personnes illégalement arrêtées, parce qu’elles défendent la Constitution ; exhorte et encourage le peuple de Guinée à s’opposer par les voies légales à tout projet de nouvelle constitution et à un troisième mandat ».

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

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