Le ministre en charge des mines et de la géologie, Abdoulaye Magassouba et Fadi Wazni, président du conseil d’administration du consortium SMB-Winning, ont signé ce mardi 9 juin à Conakry, une convention portant sur l’exploitation des blocs 1 et 2 du gisement de fer du mont Simandou.

Cette cérémonie a connu la présence du ministre du budget, Ismaël Dioubaté, des cadres du ministère des mines, ceux du consortium et d’un parterre de diplomates.

Il s’agit d’un projet dont l’investissement global est estimé à 14 milliards de dollars, dont 6 milliards sur investissement propre de la société. Il va permettre dans sa réalisation, de faire bénéficier à l’Etat Guinéen des avantages spécifiques à chaque étape, en terme d’emplois, d’achats locaux et de revenus. Selon les hypothèses, sur les 25 ans de durée de vie de la convention, l’Etat Guinéen pourra avoir un revenu direct estimé à 15,5 milliards de dollars.

Pour le ministre des mines, c’est à la fois une joie d’avoir ce gigantesque projet, mais aussi un défi qui incombe aux différentes parties. « Le projet portant sur le développement des blocs 1 et 2 du mont Simandou, s’inscrit dans le cadre de la politique de diversification de l’exploitation minière et de développement intégré utilisant les mines comme levier de développement. Cette politique portée depuis 2010 par le Pr Alpha Condé et qui est activement mise en œuvre par le premier ministre chef du gouvernement » a-t-il contextualisé.

Avant de poursuivre. « C’est le plus grand projet minier actuellement au monde. Le deuxième qui suit est un projet américain qui fait moins de 10 milliards de dollars. C’est juste pour vous dire que c’est quelque chose d’inédit en Afrique en terme de volume d’investissement dans le secteur minier, et de très rare parmi tous les projets qui ont été réalisés depuis la nuit des temps dans le monde. Cela n’est pas une source de satisfaction ou de joie. Ça appelle à une grande responsabilité pour chacun des acteurs… Il est donc extrêmement important que l’ensemble des parties prenantes puissent avoir à l’esprit l’ampleur du défi pour que chacun se mette au travail d’arrache-pied. Pour que ce projet puisse effectivement passer de la phase de développement, à la construction et à la mise en exploitation » a-t-il déclaré.

Pour sa part, Fadi Wazni explique le cheminement à suivre pour atteindre les résultats escomptés. « C’est un modèle que nous avons produit à Boké que nous voulons reproduire à SIMANDOU, autour de Kérouané. L’implication des communautés dans le développement du projet par des activités. Nous nous sommes engagés par la convention et nous sommes engagés moralement à faire participer les communautés… Il est évident que tout ça, va reposer également sur les épaules de tous nos collaborateurs. Qui sont aujourd’hui dans le consortium SMB, au nombre de 9000, et grâce au travail desquels nous sommes devant vous aujourd’hui. Et bientôt, nous en auront 10000 de plus, qui viendront étoffer notre équipe. »

Il (Wazni) invite en outre l’administration à une implication effective. « Il faut également l’engagement des autres parties prenantes. Il s’agit de l’engagement de l’administration et de l’Etat à accompagner le projet. Puisque quel que soit les dispositions qui sont prises dans les conventions, ce qui est important, c’est lorsque la convention vit et que nous sommes en train de l’appliquer. Tout au long de l’exécution du projet, l’accompagnement de l’administration et du gouvernement sera nécessaire pour la bonne exécution du projet. »

Prenant la parole, le ministre Ismaël Dioubaté a souhaité plein succès à ce projet, à travers lequel il voit l’émergence de la Guinée. « Le Président de la république, le Pr Alpha Condé depuis son avènement à la tête de la république de Guinée, nous a sorti de l’utopie minière pour la réalité. Il a insufflé une dynamique dans la réforme des mines, qui est entrain de porter fruit. Avec la teneur qu’on connaît du fer guinéen, je pense qu’on ne peut en douter que les réformes du Président Alpha Condé suivent leurs chemins. Et que tout ce qui va être généré en terme d’emplois directs, indirects et les recettes pourront permettre à la république de Guinée d’être comptée parmi les pays les plus émergents à l’horizon 2040. »

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com