L’un des complexes hôteliers de Conakry a servi, ce jeudi 21 novembre, de cadre au lancement du nouveau programme d’appui au renforcement du système de santé, dénommé (PASA 2).

Ladite cérémonie a été présidée par le Secrétaire général du ministère de la santé, Dr Sékou Condé, et par les Ambassadeurs de l’Union européenne, M. Josep Coll, de l’Allemagne, M. Ulrich Meier-Tesch, ainsi que le chargé d’affaires de l’Ambassade de France, M. Fabien Talon.

Ce programme bénéficie d’une enveloppe globale de 26,35 millions d’euros soit 272 milliards de francs guinéens, dont 23 millions financés par l’Union Européenne ; 2,35 millions d’euros par le ministère allemand pour la coopération et le développement (BMZ) et un million d’euros par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères français (MEAE) et le ministère des Solidarités et de la santé française. Le programme concerne les six préfectures de la région de Nzérékoré et les deux préfectures avoisinantes de Kissidougou et Kerouané, pour le volet de la réduction de la mortalité infantile et l’amélioration de la santé maternelle.

Représentant l’une des agences de co-exécution, à savoir Expertise France, M. Antoine Peigney, a décliné le contexte du programme en signalant: « Aujourd’hui, nous entamons pour les 40 mois à venir, jusqu’en février 2023, cet ambitieux projet de renforcement du système de santé en Guinée forestière, région de Nzérékoré et de deux préfectures voisines, Kissidougou et de Kérouané. Ce projet financé par l’Union européenne, le gouvernement allemand et le gouvernement français, sera mené en étroite collaboration avec la GIZ allemande (…) Expertise France est en charge de l’appui à la gouvernance financière au niveau central et de l’appui à l’équipement et aux infrastructures et la GIZ se concentre sur les ressources humaines et l’offre de soins. »

Tout en rassurant par ailleurs que son institution : « Restera un partenaire engagé et convaincu de la nécessité de poursuivre une coopération de qualité entre la France et la Guinée et entre l’Union européenne et la Guinée. »

A son tour, Holger Till, émissaire de l’autre exécutant, la GIZ, avec une note d’espoir a révélé que : « dans le contexte du programme de santé reproductif et familiale PASF 1, qui a déjà commencé en janvier 2015 et qui a couvert les régions de Kindia, Mamou, Faranah et Labé, nous avons toujours insisté sur l’importance d’aligner notre appui directement avec la politique, les stratégies et les plans du ministère de la santé. De notre côté, nous avons constaté que cette approche a très bien fonctionné et nous sommes certains que cela continuera dans le contexte de PASA 2… »

Quant à l’ambassadeur de l’Allemagne, Ulrich Meier-Tesch, et le représentant de celui de la France, Fabien Talon, ils se sont tous deux, dans leurs discours, réjouis de ce que ce programme pourrait avoir comme bienfait pour les populations ciblées, mais aussi du renforcement de la collaboration entre la Guinée et leurs pays respectifs.

Secrétaire général du ministère de la santé, Dr Sékou Condé, a tout d’abord notifié toute la joie que l’arrivée de ce programme représente pour le gouvernement en général et son ministère en particulier, avant d’exhorter les uns et les autres au sérieux, dans son exécution. « Pour la réalisation de cette deuxième phase, comme pour tout projet, il est nécessaire de développer le partenariat entre les parties prenantes (…) C’est pourquoi je voudrais ici au nom de monsieur le ministre de la Santé, profiter de l’occasion pour inviter les agences d’exécution que sont Expertise France et la GIZ à procéder aux exploits nécessaires en se basant sur les leçons apprises de la première phase, pour que ce projet puisse atteindre des objectifs tangibles dans les meilleurs délais. Aux responsables nationaux, impliqués dans l’exécution du projet, je voudrais leur lancer un appel à plus d’engagement, de responsabilité pour mériter la confiance placée en eux, afin que la santé communautaire soit une réalité dans la marche que nous avons ensemble vers l’atteinte des objectifs durables », a-t-il souhaité.

Plus loin, il s’est engagé : « En ce qui concerne le ministère de la santé, nous prenons l’engagement de tout mettre en œuvre pour l’accompagnement institutionnel, continu et assidu sur les différentes composantes du projet ; car il est de notre devoir premier au niveau politique et stratégique de faire en sorte que la santé ne soit pas un vain mot, mais une réalité basée sur la déconcentration et la décentralisation. »

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com