Entouré de sa collègue en charge de l’Information et de celui de l’économie ; le ministre du Budget, Moussa Cissé, ce vendredi au siège de son département, a officiellement présenté la loi de finances initiale, adoptée par le président de la transition le 31 décembre dernier.

Dans son discours préliminaire, le ministre a indiqué que ce « budget que nous présentons aujourd’hui s’appelle refondation au bénéfice des Guinéens ».

Avant d’informer ensuite que les hypothèses « nous projetaient un déficit global de 2,9% du produit intérieur brut. Mais aussi une pression fiscale projetée à 14,7%… L’augmentation de cette fois-ci de la part des dépenses d’investissement à hauteur de 25% sur financement propre, c’est-à-dire sur les ressources intérieures. À la suite de cette lettre de cadrage, les prévisions de recettes avec les différentes régies, notamment la direction générale des douanes, la direction nationale des impôts et la direction générale du trésor, ont été projetées. Pour la douane à hauteur de 12 000 milliards 590 mille 062 ; 11 000 milliards 365 pour la DGI et 1 815 milliards pour la direction générale du trésor. Sur la base de cette prévision recettes, les prévisions sont à hauteur de 26 000 milliards au total, nos dépenses ont été estimées à 30 000 milliards. Le déficit est financé conformément à la loi organique qui autorise le ministre des finances à emprunter, à émettre le bon du trésor et à recourir au prêt… »

Signalant par ailleurs que « ce budget de la refondation, est constitué principalement pour le bénéfice des populations guinéennes », il a donné quelques détails sur les allocations. Les choix retenus dans le budget vont permettre de mettre en œuvre trois priorités qui marquent la rupture avec le passé. Premièrement : des moyens substantiels ont été alloués à l’objectif de refondation de l’Etat pour lui permettre d’assurer ses missions régaliennes. Les secteurs de la justice, de la défense et de la sécurité, se sont vus alloués 14’67% du total des dépenses hors financement extérieur. Contrairement à l’année dernière, cette part de dépense était de 13,5%. Deuxièmement : le budget 2022 va assurer un financement substantiel des politiques concourant au bien-être des Guinéens. Le budget 2022 pose les fondements solides de l’avenir de notre pays, en portant la part des dépenses d’investissement cette fois-ci de manière très exceptionnelle à 26,1% du total des dépenses financées sous ressources propres… Les secteurs de l’éducation et de la santé deviennent une priorité stratégique des autorités de la transition. Le budget alloué cette année est de 19,47% du total des dépenses budgétaires financées sur ressources propres soit une progression de 18,3% par rapport au budget révisé de l’année 2021… »

Enfin, il a affirmé que l’objectif du « président de la transition avec ce budget de refondation, c’est que, le dernier service de l’Etat à Yomou, à Pamelape ou à Koundara, puisse savoir et accéder effectivement à son budget pour le bénéfice des populations ».

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com 

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