Ce lundi 27 mai, dans un complexe hôtelier à Conakry, la ministre de l’Action sociale, de la Promotion féminine et de l’Enfance (MASPFE), était face à la presse, devant laquelle elle a fait savoir les reformes, résultats et perspectives intervenus dans le département en différentes périodes, notamment de 2011 à nos jours.

Après avoir décrit l’état dans lequel se trouvait son département sous les deux premières républiques, en soulignant des faiblesses comme « l’inadéquation de la qualité des ressources humaines combinée au non exercice du travail social ; faiblesse de l’allocation budgétaire au secteur », la ministre a rappelé que : « Sous la 3ème république, le MASPFE a mené des reformes qui permettent désormais de mieux cibler et de prendre en charge durablement les groupes vulnérables jusqu’à leur autonomisation ».

Ces reformes, une fois engagées, se sont, d’après elle, matérialisé en actions allant dans le sens des différents axes stratégiques que s’est fixé son équipe. C’est dans ce cadre qu’au compte du pilier 4 concernant « l’autonomisation des personnes vulnérables et la lutte contre les inégalités sexistes et les violences basées sur le genre », dame Diaby Hadja Mariama Sylla a cité entre autres : « Plus de 500 milliards de distribué aux femmes sous forme de crédit revolving, à travers les institutions de micro-finance, en particulier les MUFFA ; réadmission des femmes de Guinée à l’exportation aux USA dans le cadre dans l’AGOA (African Growth Opportunity Act), construction de 11 centres d’autonomisation modernes… »

Plus loin, elle s’est exprimée sur les résultats engrangés par les efforts.  A ce propos, Mme Diaby a notamment énuméré : « la prise en charge de 4.474 survivantes des violences basées sur le genre dans 43 services intégrés de VBG au niveau des structures de santé et des unités de gendarmerie ; la formation de 212 sages-femmes contractuelles sur les violences basées sur le genre, leur déploiement et leur dotation en équipements et produits pour des prestations dans les structures de santé et la surveillance des décès maternels et néonatals », résultats auxquels s’ajoutent « la création de la direction nationale de l’action sociale, la direction nationale du genre et de l’équité et la direction de l’enfance ».

Face à tous ces résultats, elle n’a pas oublié de faire savoir les contraintes rencontrées dans l’exercice de cette mission, en mentionnant, entre autres : « la faible représentation du département au niveau déconcentré ; l’insuffisance des ressources humaines spécialisées ; l’insuffisance d’infrastructures, le faible accompagnement technique ; l’expertise internationale) sur une base permanente… »

Parmi les nombreuses perspectives, on compte : « Extension de la couverture sociale à l’ensemble de la population guinéenne, à travers une politique nationale de la protection sociale ; développement et coordination de toutes les initiatives concourant à la protection sociale ; promotion des droits, autonomisation et réintégration socio-économique des couches vulnérables, y compris les mendiants… » 

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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