Les irréductibles opposants d’Alpha Condé savent-ils que la démocratie, ne devrait pas être une expression impulsive et émotionnelle ? En refusant l’idée de dialogue qui leur est proposé par celui-là, ne sont-ils pas en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis ? La constitution qu’ils prétendent défendre l’exige. Et mieux,l’Union interparlementaire pour la démocratie. Pour tous, une organisation vieille de 130 ans, indique que ‘‘le dialogue est l’instrument idéal pour résoudre les problèmes. Lui seul permet de prendre des décisions acceptables pour tous. Il constitue le meilleur moyen d’éviter, ou de résoudre, le conflit. La démocratie se distingue des autres philosophies politiques par le principe du dialogue et la recherche de solutions permettant de rapprocher les points de vue divergents en privilégiant le dialogue’’.

Pour dire vrai, la démarche que le président guinéen adopte pour faire passer une nouvelle constitution est difficile à attaquer.

Organiser à travers son premier ministre, comme le recommande la Constitution actuelle, un dialogue avec les ‘‘forces vives’’ de la nation ; avant de proposer une nouvelle constitution à faire adopter par référendum.

En choisissant cette démarche républicaine, Alpha Condé qui qualifie ses opposants de ‘‘nains politiques’’ ne s’y prend pas autrement pour justifier ce qualificatif.

La question est simple : peut-on prétendre défendre la population en lui refusant le droit de se prononcer sur une constitution qui lui appartient de droit ?

A bien des égards, l’opposition ne croit pas en la sincérité des élections, et donc du référendum. N’est-ce pas de mauvaise foi ? Ne bombe-t-elle pas le torse d’avoir raflé par les urnes la majorité des communes de Conakry où le parti au pouvoir ne gère qu’une seule sur cinq ?

L’opposition actuelle se targue d’avoir avec elle la majorité des Guinéens. Pourquoi ne ferait-elle pas campagne au referendum contre la nouvelle constitution ? Elle devrait comprendre que celle-ci rejetée par référendum signe inéluctablement la fin de la carrière politique d’Alpha Condé.

En attendant, là où Alpha dame le pion à ses opposants, c’est bien le refus de ceux-ci d’accepter le dialogue qu’il leur propose et leur rejet du référendum qui consiste à donner le droit au peuple de se prononcer sur ce qui lui appartient : la Constitution.

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