Les universités guinéennes ont démarré les cours, ce lundi 16 octobre, dans les établissements d’enseignement public et privé. La nouveauté, cette année, ‘’pas de bacheliers dans les universités privées’’, l’Etat se sentant dans la capacité de les accueillir. Nous avons interrogé Alpha Oumar Taran Diallo qui, en plus d’être président d’un parti politique, est aussi enseignant dans le secteur privé.  Le président de l’Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR) s’est prêté à nos questions, ce lundi. Alpha Oumar Taran Diallo a évoqué avec nous la rentrée universitaire 2017-2018.

Guinee7.com : Dans quelles conditions le secteur privé a abordé cette rentrée universitaire ?

AO Taran Diallo : Beaucoup de décisions ont été prises par rapport aux universités privées. Les bourses des étudiants ne sont pas payées. C’est dire que nous sommes en train d’aller à une rentrée très précaire, très pénible pour les universités. Il y a des installations à rénover, il y a des entretiens à faire et tout cela sans pratiquement des ressources. Parce que nous fonctionnons depuis deux ans sur fonds propres. Les recettes ne rentrent pas.

Pas de bacheliers cette année dans les universités privées, comment jugez-vous l’attitude du ministère ?

Ça nous surprend. Dans un pays à économie libérale, c’est étonnant que le secteur privé soit carrément sacrifié. C’est ce qu’on vit. Dans le rapport de la commission de réflexion par rapport aux réformes du secteur de l’enseignement supérieur, il est marqué clairement que l’on va ‘’vers une extinction définitive des universités privées’’. Ce qui est paradoxal.

Pourrait-il y avoir des conséquences ?

Dans le public, en Guinée, les équipements sont obsolètes, les effectifs pléthoriques. Contrairement à certaines universités privées ici, qui n’ont rien à envier aux universités occidentales, notamment dans le domaine de l’ingénierie. Quand l’Etat décide de se priver de tout ça, c’est là que nous ne comprenons pas.

Alpha Mady pour Guinee7.com

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