Cette fille aurait été violée par deux gendarmes mis aux arrêts et détenus au Camp Elhadj Oumar Tall de Labé. Son premier présumé violeur, son oncle, est en cavale. On nous apprend qu’il est allé en Côte d’Ivoire, la grand-mère de la fille est en garde à vue jusqu’à ce que ce présumé violeur soit retrouvé. Le procureur qui s’occupe de l’affaire a dessaisi la gendarmerie du dossier au profit de la police.

La société civile de Labé constate avec amertume des cas récurrents de violations de droits de l’Homme dans la région administrative de Labé, plus particulièrement  Labé ville.

Nous tenons à rappeler que la Constitution Guinéenne du 07 mai 2010 condamne toute forme de violation et protège  les citoyens en général, les enfants et les personnes vulnérables en particulier.

Dans la même optique , la déclaration universelle des droits de l’Homme du 10 décembre 1948 ; la convention  sur l’élimination sur  toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes de l’Assemblée Générale des Nations Unies du 18 décembre 1979 ; la convention relative aux droits  de l’enfant  de l’Assemblée Générale des Nations Unies du 20 mars 1989,   la convention relative aux droits de l’enfant concernant la vente d’enfants, la prostitution , la pornographie mettant en scène des enfants  de l’Assemblée Générale des Nations Unies du 25 mai 2000 , œuvrent à sauvegarder la dignité humaine dans toute sa plénitude.

Considérant les évènements douloureux et regrettables qui se sont succédés depuis 2010 et qui sont restés impunis notamment :

  1. Le viol collectif perpétré par les forces de l’ordre sur une fille résident au quartier Safatou après la proclamation des résultats des élections présidentielles de la même année ;
  2. Considérant la séquestration des élèves du lycée Hoggo Mbouro de Labé en 2012 et l’incursion des forces de l’ordre dans l’enceinte de l’Hôpital régional de Labé pour réprimer des élèves pour une marche pacifique et perturber les malades ;
  3. Considérant la séquestration et la torture d’un garçon de 8 ans au quartier Daka par son père pendant 3 mois avec diète noire;
  4. Considérant les présumés viols perpétrés sur une mineure de 13 ans par des invendus sans foi ni loi récemment à Labé pour ne citer que ces cas. 

Par ces motifs :

La société civile s’indigne et condamne sans réserve ces actes odieux aux conséquences fâcheuses et incalculables.

La société civile demande à ce que le jugement se fasse sans délai et que les coupables soient punis conséquemment. Au demeurant, elle attache du prix au respect scrupuleux  des lois de la République et exige par conséquent que lumière soit faite sur toutes les affaires pendantes en en cours. Elle s’engage à poursuivre son combat pour le respect intégral des droits du citoyen.

Labé le 10 décembre 2014

Ampliations :

Autorité régionale

Autorité préfectorale

Autorité communale

Parquet de Labé

Autorité religieuse

Ont signé :

Le CROSC                                Le CPOSC                     La PCUD                         Le CCM             Le GOHA

  1. Cellou G Diallo             Kalidou Dieng,         Ibrahima Sory Bandia, Souleymane Sow       M. Saliou Sow

 

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