Après la Sotelgui et tant d’autres sociétés, la Société navale court tout droit vers la fermeture. Cette société, qui connait un incessant bras de fer entre syndicat et direction, va mettre la clé sous le paillasson. En cause ? Le déficit. L’énorme déficit. Qui a atteint des proportions inquiétantes.

De source parfaitement informée, le déficit a atteint les 700 milliards de francs en décembre 2014. C’est en tout cas ce que révèle une “mission” diligentée par la Présidence. Laquelle “mission”, venant de passer à la Société navale, a laissé entrevoir également un trou de 65 milliards de francs guinéens. Ah ! Que la kleptocratie a la dent dure !

Le rapport est tombé à la Présidence, tel un couperet. Le chef de l’Etat est aussi tombé des nues : « enfin, il va falloir fermer cette société, parce que l’Etat ne peut plus subventionner, faute de moyens », aurait dit le pensionnaire du palais Sekhoutoureya.

Toujours est-il que c’est la gestion, jugée calamiteuse, de la directrice, qui est pointée du doigt dans cette situation inconfortable. L’on se rappelle qu’elle avait limogé avant d’arrêter plusieurs cadres de la société, il y a deux ans. Toute chose qui avait provoqué la colère des syndicalistes à l’époque des faits.

Aujourd’hui, le problème a pris une tournure plus grave, avec la fermeture prochaine de la société navale, quasi inéluctable. En gros, il s’agit pour Alpha Condé d’une décision délicate, cruciale, et même relative à son avenir politique. Car il aura sur la conscience de milliers d’emplois tués, çà et là, tels à Fria, Sotelgui, etc.

Mory Diakité (L’Indépendant, partenaire de guinee7.com)

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