Le gouvernement guinéen fait recours au système d’hydraulique villageoise pour lutter contre la propagation des maladies diarrhéiques, dont le choléra, en fournissant de l’eau potable aux populations des zones défavorisées.

Au cours des trois dernières années, plus de 32 milliards de francs guinéens (4,5 millions de dollars) ont été injectés dans le secteur, afin de réparer les forages abimés et de réaliser des nouveaux dans les préfectures où l’accès à l’eau portable est un véritable casse-tête pour les populations.

Cette action humanitaire a permis aux personnes bénéficiaires d’ éviter l’usage des puits traditionnels, dont les eaux sont souvent impropres à la consommation et contiendraient des microbes de toute nature.

Grâce aux efforts du gouvernement, le taux d’adduction d’eau dans les communautés rurales et urbaines est passé de 41,7% à 53, 9%, a rappelé le directeur général du Service national des points d’eau (SNAPE) Alpha Ibrahima Nabé.

L’objectif du SNAPE, a-t-il dit, est d’atteindre les 13.220 points d’eau repartis sur l’ensemble du territoire nationale, soit une couverture estimée à 100%.

A défaut, avec le soutien du gouvernement et des partenaires étrangers, le service compte aller jusqu’à 71,3% de couverture en forages dans le pays.

Actuellement, seulement 42,3% de la population rurale ont accès à un point d’eau moderne, dans un rayon de moins d’un km, pour une dotation moyenne journalière de 10 litres/jour/habitant.

Le réseau hydrographique de la Guinée est très dense et comprend 1.165 cours d’eau répartis dans 23 bassins fluviaux dont 9 nationaux et 14 internationaux.

Xinhua

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