La suspension par plusieurs compagnies aériennes de leurs vols à destination et en provenance des pays d’Afrique de l’Ouest touchés par l’épidémie d’Ebola n’est pas justifiée, a indiqué lundi l’Organisation des Nations Unies.

“Cette mesure ne reflète pas ce que l’on sait sur la façon dont le virus se transmet entre les personnes”, a déclaré le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric lors d’un point de presse au siège des Nations Unies à New York.

Le porte-parole a rappelé plusieurs choses : le virus ne se transmet pas par l’air ; la transmission est peu probable par l’eau ou la nourriture ; une personne infectée par le virus Ebola n’est pas contagieuse tant que les symptômes ne sont pas apparus ; Ebola se transmet par contact direct avec le sang ou les fluides corporels d’une personne qui est malade.

Des protocoles peuvent être bien établis pour éviter une contagion. On peut ainsi identifier les personnes touchées par Ebola et présentant des symptômes de l’infection avant qu’elles n’embarquent à bord d’un avion et les empêcher de voyager. Une garantie supplémentaire consiste également à procéder à des détections à l’arrivée pouvant entraîner, si nécessaire, l’isolement du patient pour vérifier s’il est infecté.

Selon le porte-parole du secrétaire général, la suspension de vols par les compagnies aériennes a “des effets néfastes sur les efforts visant à lutter contre la maladie”. Cela entrave la capacité des organisations d’aide comme Médecins sans Frontières à déployer leur personnel pour répondre à l’épidémie et à transporter les équipements nécessaires. Cela contribue aussi à l’isolement économique et diplomatique des pays touchés.

Selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de cas d’Ebola s’élève à 2.615, dont 1.427 décès enregistrés en Guinée, au Libéria, en Sierra Leone et au Nigéria.

Depuis le début de la riposte internationale à la flambée, en mars dernier, l’OMS a déployé près de 400 personnes appartenant à l’Organisation ou travaillant pour des partenaires du Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie (GOARN) afin de participer à lutte contre la maladie en Guinée, au Libéria, au Nigéria et en Sierra Leone. C’est la première fois que quelqu’un travaillant sous l’égide de l’OMS contracte la maladie.

Au cours des six derniers mois, plus de 225 agents de santé qui avaient pour tâche d’endiguer la maladie sont tombés malades et près de 130 d’entre eux sont décédés.

Xinhua

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