Lors de l’inauguration du bâtiment abritant l’agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES), mercredi 29 janvier dernier, à Conakry, le président de la République, Alpha Condé, dans son laïus, a fait cas des violences qui se font dans le pays pendant les manifestations de son opposition réunie au sein du FNDC (Front national de défense de la constitution). Il a par ailleurs fait savoir que beaucoup tirent les marrons du feu guinéen.

‘‘Notre rôle c’est de maintenir la paix et la tranquillité en Guinée et de ne pas tomber dans le jeu. Nous savons les raisons de certaines violences. Depuis l’arrivée de Trump on exclut les gens qui n’ont pas de papiers. Pour ne pas être exclus, il faut qu’on dise, on est victime en Guinée, on va être massacré, génocide. Mais c’est mesquin, on sacrifie l’avenir du Guinéen pour de simples intérêts égoïstes de quelques personnes’’, dénonçait le président guinéen.

Moins d’un mois, après cette sortie du président Condé, des ONG guinéennes et d’autres personnes tapies dans l’ombre conditionnent un groupe de parlementaires européens à qui, elles demandent de faire inscrire à l’ordre du jour un débat sur ‘‘des cas de violation des droits de l’homme, de la démocratie et de l’état de droit’’ en Guinée.

Ainsi, le groupe des eurodéputés conditionné demande, entre autres, ‘‘instamment aux États Membres de l’UE et en premier lieu à la France, de respecter le droit d’asile et les conventions internationales en la matière ; demande instamment à ce que l’aide au développement ne soit pas instrumentalisée pour limiter ou contrôler les frontières ou assurer la réadmission des migrants’’. Le parlement européen, in fine n’a pas retenu ce point dans ses résolutions. Mais beaucoup ont compris que les accusations d’Alpha Condé n’étaient pas fausses. Certains mettent le feu en Guinée pour se frayer un chemin vers l’asile. Quelqu’un les appellerait, les businessmen de la crise !

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com

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