Le premier dossier à être jugé par le  tribunal de première instance de Labé, dans sa composition criminelle ce Lundi 27 juillet 2020,  est l’affaire de meurtre et complicité de meurtre. Dans ce dossier, Mariama Koumba Diallo est poursuivie pour meurtre de sa belle-mère.  Aissatou Soumayé Diallo, la coépouse de la victime et Telly Oury Diallo, le mari de la défunte, eux sont poursuivis pour complicité de meurtre.

Les faits se sont déroulés courant Octobre 2019, dans la localité de Ley Yaali, dans la sous-préfecture de sannoun où la vieille Aissatou Koumba a été froidement assassinée.

A la barre, c’est plutôt un aveu glaçant qu’a fait Mariama Koumba Diallo qui sans ambages, a reconnu le meurtre de la mère de son mari. « Je reconnais devant le tribunal que c’est bien moi qui ai poignardé à l’aide d’un tournevis ma belle mère. C’est sa coépouse, Aissatou Soumayé Diallo, qui m’a dit qu’elle est sorcière, et que c’est elle qui est derrière mon enfant qui est malade. Un jour, je l’ai vue dans mes rêves et j’ai expliqué à sa coépouse, c’est alors qu’elle m’a proposé de me débarrasser de la vieille pour que mon enfant recouvre sa santé. A l’aube, pendant que la vieille prenait ses ablutions, sa coépouse m’a réveillé et je suis sorti avec un tournevis pour la poignarder au niveau de la gorge. Après, Aissatou Soumayé Diallo, sa coépouse l’a étranglée puisqu’elle n’avait pas rendu l’âme. Ensuite, elle a enlevé les habits de la vieille qui étaient imbibés de sang et tiré le corps dans la brousse pour simuler une morsure de serpent. Je précise que c’est moi qui l’ai poignardée, mais sa coépouse qui l’a terminée » a relaté au tribunal Mariama Koumba Diallo en larmes.

La coépouse, Aissatou Soumayé Diallo a nié ces accusations et dit ne pas être associée à ce meurtre. Mais pour le tribunal,  Dame Aissatou Soumayé est de mauvaise foi et ne veut simplement pas dire la vérité dans cette affaire. Après près de 7heures d’horloge de débats, l’audience a été suspendue aux environs de 15 heures pour être reprise demain mardi à 9 heures.

Sam Samoura pour Guinee7.com