la douleur d’une petite fille (archives)

A Labé, secteur Dianyabhé, quartier Madina, un jeune maçon de 23 ans aurait abusé sexuellement d’une fillette de 10 ans aux environs de 13 heures, il y a une semaine. La petite partait acheter du sandwich non loin du lieu où l’acte se serait passé.

Sira Tenin, c’est le nom de la victime, explique : ‘‘je partais acheter du sandwich quand j’ai croisé ce jeune. Du coup, il me demande d’aller avec lui qu’il a une commission que je dois faire pour lui. Je lui ai dit que je n’ose pas mon père. Il m’a interdit de suivre des personnes qui ne sont pas du cercle familial, ensuite il m’a brandi un couteau menaçant de me tuer si je n’obéissais pas. Je l’ai suivi chez lui il n’était pas trop loin du carrefour où arrivée à la véranda de sa chambre il m’oblige à y entrer. Il ferme la porte et  m’a mise à nue avant de faire de moi ce qu’il veut toujours avec son couteau à la main. J’ai crié au secours mais comme c’est un coin isolé personne n’a entendu. Après il m’a laissée et m’impose de ne rien dire à personne. Moi aussi dès que je suis revenue à la maison j’ai profité de l’absence de mon père pour informer ma mère. C’est elle qui a informé mon père. Je souffre beaucoup, ça fait mal.’’

Apres la version de la victime, c’est le présumé auteur qui s’explique en niant les faits: ‘‘j’ai entendu tout ce que la fille vient de déclarer. Mais je suis surpris parce que je ne suis pas mêlé à cette affaire de viol. Moi j’ai passé la nuit du samedi (30 novembre, NDLR) dans mon village à kaalan. C’est ce matin (dimanche) que je suis revenu et Je vois un père et sa fille devant ma porte me disant que sa fille lui a dit que je l’ai violée.’’

Selon le père de la victime, les taches de sang étaient encore visibles sur les cuisses de sa fillette quand celle-ci est rentrée à la maison. Et d’ajouter : ‘‘Quand sa maman m’a parlé de son viol, j’ai voulu connaitre l’auteur. Elle m’a dit que c’est dans une cour sans portail. Nous sommes partis découvrir le coin. Nous avons dépassé une première cour sans portail, dès qu’on est arrivé à l’endroit, à la seconde, elle l’a reconnu.  La fille m’indexe la porte où elle aurait été violée. Dans la cour, un jeune garçon vient vers nous, les pas hésitants. Je lui ai demandé s’il habite dans cette cour il me répond par l’affirmatif. Je lui demande de me montrer sa chambre à coucher. Il indexe la même chambre indiquée par ma fille. J’ai compris que c’est lui qui a violé ma fille.’’

Au moment où nous quittions la Garde communale, le présumé auteur du viol qui reconnait ne partager avec personne d’autre la chambre indexée par la fillette, était en phase d’être déféré au tribunal de première instance de Labé.

Alpha Ousmane Bah

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