Un groupe de jeunes avait occupé les rues pour réclamer la démission de Samba Camara de la tête du Cecoje (Centre d’écoute, de conseil et d’orientation pour jeunes). Leur manifestation non autorisée avait tourné à l’affrontement avec les forces de l’ordre. A l’issue de cet affrontement, 23 personnes ont été interpellées. Le transfèrement de ces personnes à la Prison civile de Labé a apparemment fait reculer les frondeurs qui, du coup, ont engagé des négociations avec le gouverneur Sadou Keita à qui ils ont présenté des excuses et demandé la libération de leurs camarades interpellés. Non sans dénoncer ‘‘les arrestations à domicile des personnes ciblées’’.

Par ailleurs, ils soutiennent que leur manifestation de jeudi dernier a dégénéré parce que ‘‘la commune n’a pas répondu à temps, à la lettre d’information déposée depuis le 21 Octobre. Ce n’est que ce vendredi matin aux environs de 11h qu’on a  reçu la réponse de la mairie’’, ont dénoncé les jeunes.

Une accusation réfutée par un conseillé communal, Elhadj Ballassa, avant que le gouverneur ne prenne la parole : ‘‘je ne suis pas à Labé pour amener une personne en prison ou faire du mal à qui que ce soit. Mais œuvrer plutôt pour la paix et la quiétude comme le souhaite le président de la République.’’

Le président du conseil régional de la société civile, Cellou Goumba Diallo demande ‘‘aux jeunes d’agir en conformité avec les règles démocratiques, sans faire de bavures.’’

Une autre rencontre est prévue ce dimanche avec un comité de crise avec pour objectif réitérer les excuses des jeunes.

Alpha Ousmane Bah 

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