A l’occasion de la conférence de presse de l’artiste King Alasco, ce jeudi 21 janvier, à Conakry, le ministre en charge des Sports, de la Culture et du Patrimoine historique, Sanoussy Bantama Sow, a parlé des difficultés qui étreignent les artistes guinéens.

Selon lui, souvent « nos artistes, excusez du mot, c’est comme des vendeurs de gâteaux. On grille les gâteaux et puis c’est fini. On sort un album, on chante les gens, on a une voiture, un terrain et puis c’est fini. Il faut investir. Et en Guinée les gens n’en connaissent pas l’investissement. Il faut investir sur les artistes » (sic).

« A un moment donné, j’ai voulu prendre un acte concernant la promotion de nos artistes. Si vous constatez à la fin de chaque année, nos promoteurs ou nos mécènes, ceux qui ont de l’argent font venir des artistes ; même du Mali. En leur donnant beaucoup d’argent. Tandis qu’on a des artistes ici plus talentueux que ces gens. Au lieu de donner beaucoup d’argent à un Malien ou à un Ivoirien, ton frère est là, qui est capable de vendre l’image de notre pays, il faut le faire. J’avais voulu prendre l’acte, les gens ont dit, ah monsieur si tu prends l’acte là, beaucoup de personnes vont se mettre sur ton dos. Je dis, il faut protéger les artistes. Si nous-mêmes nous faisons la promotion d’autres musiques, d’autres artistes. On fait venir des artistes nigérians, tout le peuple de Guinée sort ; et quand nous nos artistes sortent, on ne fait absolument rien. Je suis conscient. Il suffit qu’il y ait un peu d’accompagnement pour que les artistes guinéens aillent loin. L’appel que je lancerais à tout le monde, c’est de donner la priorité à nos artistes. C’est eux qui peuvent vendre l’image de notre pays », a-t-il poursuivi.

Enfin, invitant la structure productrice de King Alasco à faire pression sur l’artiste, il a dévoilé qu’en « Guinée que ce soit un sportif ou un artiste, dès qu’il sort un album ou dès qu’il est sélectionné par l’équipe nationale, pour lui, il a atteint le sommet. Il n’écoute plus son manager. Il n’coute plus la maison qui l’a produit. Il pense que c’est fini. Après un an, tu n’entends plus parler de lui. Tandis que quand tu deviens une star, tu es leader. Tu as des fans, des gens qui comptent sur toi. Même ton habillement compte. Donc il faut être très discipliné ».

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com