Les leaders du FNDC à la police

On avait prédit l’apocalypse si le pouvoir avait franchi la ligne rouge en faisant arrêter les promoteurs des manifestations non autorisées  de ce lundi. Abdourahmane Sanoh et ses jeunes compagnons sont depuis hier dans les filets de la police sans que cela ne fasse bouger une poule sur ses œufs, comme on le dit sur les côtes guinéennes.

Les leaders des partis de l’opposition principaux bénéficiaires du combat du FNDC se contentent d’exprimer des maux. Sidya Touré sur  Twitter, ‘‘exige’’ juste leur libération.

Cellou Dalein, lui, lors de l’assemblée générale de son parti, hier samedi, a commencé son laïus par “annoncer l’arrestation de M. Abdourahamane Sano et ses collègues’’ tout en conseillant de ne pas s’‘‘émouvoir. Rien, absolument rien ne va nous arrêter dans le combat de barrer la route à l’assassinat programmé de la démocratie”.

En attendant Sanoh et ses hommes qui violent la constitution qu’ils prétendent défendre méditent sur leur sort à la police.

Pour rappel, le FNDC (Front national de défense de la démocratie) est hostile au référendum pour changer la constitution guinéenne sous prétexte qu’il permettrait à Alpha Condé de briguer un mandat de trop. Le FNDC qui se réclamait de la société civile a été récupéré par les partis politiques de l’opposition qui, à travers lui, projettent de faire des manifestations non autorisées à partir de ce lundi.

Que l’interpellation des fondateurs du FNDC deux jours avant les manifs programmées ne fassent pas bouger met en doute sa force de frappe. Pour dire vrai, l’opposition radicale à Alpha Condé ne compte que sur la puissance de mobilisation de l’UFDG, principal parti de l’opposition. Les autres aussi sont très forts, c’est vrai, mais sur…les réseaux sociaux !

Focus de guinee7.com

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