Ibrahima Sory KEITA, Président Dynamique ALPHA (Aréopage des Lecteurs et Penseurs pour l’Heuristique et l’Action).

Le Président Alpha Condé a placé son nouveau mandat présidentiel sous le signe du «Gouverner autrement», concept que notre analyse trouve d’une très grande pertinence dans la phase actuelle de notre processus de développement. C’est un concept qui découle d’une vision éclairée qui ne peut être que celle d’Hommes pleinement au service de leurs peuples pour un développement par ces peuples et pour ces peuples. A contrario, un tel concept ne peut résulter de la vision d’une certaine opposition car n’étant pas intégralement au service du peuple de Guinée pour un développement par ce peuple et pour ce peuple. La preuve, cette opposition raille le concept du «Gouverner autrement», en l’assimilant à un aveu d’échec appelant de sa part à un changement d’Hommes ! Une vision caractéristique d’une totale méconnaissance d’un processus de développement qui doit régulièrement être immergé par la réalité indispensable du «Gouverner autrement», se présentant alors consubstantiel à ce processus de développement, et loin d’une corrélation avec un changement d’Hommes. Il ne fait aucun doute que cette opposition est dans la confusion avec le concept du «Gouverner différemment», par méconnaissance comme déjà mentionné du «Gouverner autrement». Par ailleurs, on a entendu certains observateurs parler du «Gouverner normalement», trouvant que c’est ce «Gouverner normalement» qu’il aurait fallu mettre à la place du «Gouverner autrement», notre analyse trouvant cependant que ce n’est pas la même chose. Enfin, dans cette introduction visant à planter le décor de notre analyse, l’expression du «développement par le peuple et pour le peuple» renvoie notamment au rôle d’acteurs des citoyens dans le développement, il ne faut donc pas croire que ce sont seulement les Gouvernants qui sont concernés dans un processus de développement, la sanction négative, pour preuve, étant valable de part et d’autre pour tous les déviants.

Gouverner autrement : au-delà du Gouverner normalement

Le «Gouverner autrement», c’est une manière de gouverner cherchant toujours la perfection, le dépassement pour la satisfaction des citoyens, cherchant toujours l’amélioration possible pour constamment une meilleure qualité service aux citoyens. De ce fait, il y aura toujours une phase de «Gouverner normalement» dans un processus de développement, mais avec le concept du «Gouverner autrement», cette phase du «Gouverner normalement» ne sera jamais considérée comme irrémédiablement figée, elle sera toujours appelée à être dépassée pour une meilleure satisfaction du service rendu, dans le cadre de «la même vision» (nous reviendrons, infra, sur cette notion de «même vision»). On peut exemplifier par la réforme introduite en novembre 2013 par le Président français de l’époque au travers d’une loi proclamant le principe du «silence vaut accord». Jusqu’à cette loi en effet, la norme, c’est-à-dire le «Gouverner normalement», était symbolisée dans ce cadre, vis-à-vis des citoyens, par une règle stipulant que «lorsqu’un délai de plus de quatre mois s’est écoulé sans qu’il ne soit intervenu aucune décision, les parties intéressées peuvent considérer leur demande comme rejetée». Avec la réforme, c’est-à-dire cette manière de faire autrement, que notre analyse considère comme du «Gouverner autrement » et non «différemment» (voir infra), le principe du «silence vaut accord» s’applique, plus précisément «le silence gardé pendant deux mois par l’Administration sur une demande vaut décision d’acceptation». C’est la recherche du dépassement, symbolisée par le «Gouverner autrement», qui est de mise ici avec une meilleure qualité service aux citoyens. Tant mieux alors pour les citoyens, et par ricochet pour l’économie d’un pays, car par exemple pour un investissement qui doit se faire et qui est lié à un traitement administratif, moins il sera retardé par une certaine inertie administrative, plus il se fera rapidement et autant la part contributive de croissance en découlant se réalisera au bénéfice des investisseurs et de l’économie du pays concerné. 

Absurdité de corrélation avec un changement d’Hommes

On voit bien ici, dans notre exemple, que c’était une pratique courante de rejet d’un dossier au bout de 4 mois sans réponse qui était de mise. C’était donc la norme et il ne s’agit nullement de changer systématiquement d’Hommes quand on est dans le «Gouverner autrement». C’est la même chose en Guinée avec le relâchement ambiant qui s’est traduit par de l’absentéisme au travail, le non-respect des horaires de travail faisant notamment qu’on n’est pas à son poste de travail à l’heure pile, relâchement finalement érigé en norme, en du «Gouverner normalement», et cela même pendant la période où ces opposants gouvernaient notre pays en exerçant des fonctions de Premiers Ministres qui sont, comme on le sait, des Chefs de Gouvernement, et en faisant de la lapalissade, on va dire des Gouvernements qui gouvernent. Le salutaire «Gouverner autrement», indispensable à ce moment de notre processus de développement, devant établir une «nouvelle» norme de Gouvernance (les guillemets car la norme existait mais elle a été tellement galvaudée  que la pratique anormale a été considérée comme normale) n’a pas à se traduire systématiquement par un changement d’Hommes comme avancé par cette opposition, d’autant plus qu’il ne s’agit pas d’un changement de vision du développement adoptée. Dans l’hypothèse absurde (le qualificatif «absurde» n’a ici rien de péjoratif, il est de la même teneur que celui employé dans le «raisonnement par l’absurde» en mathématiques permettant de mieux être édifié sur la démonstration qui l’inspire) d’un changement d’Hommes ou de Personnels dirigeants corrélé au «Gouverner autrement», ce sont tous les citoyens guinéens qu’il faut changer, dès lors qu’ils sont aussi acteurs du «Gouverner autrement» dans le rôle qui est le leur, comme on le verra plus loin, de nouveaux citoyens devant donc apparaitre, dans cette hypothèse absurde, pour jouer leur partition dans le «Gouverner autrement», étant entendu que le «Gouverner autrement» est un soubassement sine qua non de développement de notre pays et qu’il s’inscrit donc dans une dynamique sous la même vision de développement.

Ne pas confondre vision du développement et «Gouverner autrement»

Le «Gouverner autrement» ou «Faire autrement» ne signifie pas abandon d’une vision de développement ou abandon de l’objectif recherché. Notre analyse vient d’indiquer que le «Gouverner autrement» s’inscrit dans une dynamique au service d’une vision. Mais même dans une situation de résilience, le concept du «Gouverner autrement» est de mise, en ce sens qu’il permet de ne pas baisser les bras, de s’adapter en agissant autrement, en étant toujours orienté vers l’atteinte de l’objectif recherché. C’est le cas par exemple, lorsque l’Archevêque de la Cathédrale Notre Dame de Paris a parlé de «célébrer autrement» (termes entre guillemets qu’il a exactement utilisés, le caractère gras étant souligné par notre analyse) la veillée pascale de ce début d’avril 2021 du fait du couvre-feu en vigueur en France. En effet, la veillée pascale se célèbre entièrement de nuit, elle ne peut commencer qu’après la tombée de la nuit et elle doit être achevée avant l’aube du dimanche. Pour garder l’esprit et la symbolique de cette célébration, l’idée géniale a été d’inscrire la célébration dans la part de la nuit restante, c’est-à-dire commencer à célébrer la veillée pascale dès la rupture du couvre-feu à 6H30, alors que le jour ne sera pas encore levé ! C’est une idée que notre analyse qualifie de génial car une telle réflexion sur du faire «autrement» ne pouvait émaner que d’une hiérarchie entièrement dévouée à sa foi en l’objectif recherché, totalement au service de ses ouailles qu’elle arrive ainsi à mobiliser, et pleinement déterminée à l’atteinte de l’objectif recherché. Ce parallèle du temporel, fondement de notre analyse, au spirituel ci-devant traité, contribue à mieux cerner l’attribut de «génie» à ce concept du «Gouverner autrement» ne déviant pas de la vision déterminée, une telle déviance étant de la Gouvernance d’une autre nature. 

Le «Gouverner différemment» : mode d’action 

Pour notre analyse, le «Gouverner différemment» se traduit par un abandon, mieux un reniement de la vision du développement préalablement définie, que ce soit en plein exercice de sa Gouvernance ou alors en plein parcours de sa quête de suffrages pour exercer la Gouvernance de son pays. Le «Gouverner différemment» peut ainsi être mieux visualisé à travers ce parti de Rassemblement en France qui prônait l’abandon de la monnaie Euro pour retourner à la monnaie originelle française, à savoir le Franc, mais il a changé de vision en s’alignant sur l’Euro. Ce parti prônait aussi la sortie de l’Union européenne, galvanisé par la réussite du Brexit ayant fait sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne le 31 janvier 2020, mais là aussi il a changé de vision car il est maintenant dans le «Changer l’Union européenne plutôt que de la quitter» ! Par ailleurs, ce parti a mené une opération de «dédiabolisation», expression venant des Responsables mêmes du parti, en réponse aux critiques «disqualifiantes» et «diabolisantes» dont le parti, caractérisé par ailleurs par la violence de partie de ses militants, a fait l’objet. Ainsi la Dirigeante de ce parti s’est inscrite contre les propos polémiques, antisémites, racistes et négationnistes du fondateur du parti. Cette Dirigeante a d’ailleurs viré récemment de son parti un de ses cadres qui a affirmé que «l’Islam est incompatible avec les lois de la République» française, et elle a notamment dit en ce début de mois de mai : «je fais appel à tous les électeurs», elle dit aussi qu’elle va mettre en place «un gouvernement d’union nationale, un gouvernement de paix civile». Il est ainsi loisible, à travers cette exemplification, de mieux cerner le concept de «Gouverner différemment». Pour synthétiser, notre analyse trouve qu’il y a «Gouverner autrement» chaque fois qu’on poursuit sa vision en procédant aux adaptations ou mises à jour nécessaires, induites par le processus de développement, sans pour autant abandonner sa vision du développement recherché. Au contraire, il y a «Gouverner différemment» chaque qu’on abandonne sa vision de développement préalablement définie auprès de publics ayant adhéré à cette vision de départ, pour s’orienter vers une autre vision différente, par opportunisme ou alors par sagesse, ce qui logiquement suppose dans ce dernier cas qu’on reconnaisse publiquement, c’est-à-dire auprès des publics ayant adhéré à la vision originelle, sa mauvaise vision de départ. Sans doute que l’ancien Leader de l’opposition parlementaire guinéenne trouvera-t-il une source d’inspiration dans cette posture du «Gouverner différemment» de ce parti français, car beaucoup d’observateurs trouvent que ce parti n’a jamais eu autant de chance d’accéder au Pouvoir que maintenant avec son changement, même si certains ne croient pas à ce changement en commençant par le Premier Ministre de ce pays qui disait à ce propos : «Chasser le naturel et il revient au galop». Au demeurant, qu’il soit sincère ou non, ce changement affiché, c’est-à-dire cette rupture feinte ou réelle avec une posture clivante, a de la vertu car il permet de mieux fédérer. Cela est corroboré par l’élection présidentielle vers la fin de l’année 2020 dans cette autre grande démocratie où le candidat clivant a été rejeté au profit du candidat plus fédérateur. Même lorsque le candidat clivant était aux responsabilités au mandat précédent, le suffrage populaire lui était défavorable, mais la règle électorale passant par des catégories d’électeurs lui avait assuré la victoire. On retiendra donc que les peuples ne veulent pas donner leurs suffrages à des candidats clivants, perçus comme étant générateurs de situations conflictuelles dirimantes au développement. Ce n’est donc sans doute pas un hasard que la Dirigeante de ce parti ci-dessus mentionnée ait parlé de «gouvernement d’union nationale, gouvernement de paix civile» à mettre en place, comme pour exorciser les démons de la posture clivante qui pourraient imprégner l’esprit de ses concitoyens à son égard et constituer ainsi un repoussoir contre elle ! 

De la convergence admise de recherche de bien-être par les peuples à une pernicieuse collusion de ravalement du peuple de Guinée dans les fourches caudines de déni de ses suffrages au candidat de son choix !

C’est la conclusion logique que l’on peut tirer de l’analyse ci-dessus. En effet, pourquoi ce que l’on accepte pour d’autres peuples, on le refuse pour la Guinée ! Les autres peuples ont le droit de ne pas confier leurs destinées à des candidats clivants et la Guinée n’a pas le droit de le faire ! Pense-t-on que la Guinée n’est pas suffisamment réfléchie pour un discernement responsable lui permettant de se détourner d’un candidat clivant et de se ranger derrière un candidat fédérateur garant de concorde nationale et de développement harmonieux, aspiration de tout peuple rationnel ! La source d’inspiration évoquée pour cet ancien Leader de l’opposition parlementaire guinéenne se déclinerait alors en perception de l’impérative nécessité de se départir de ses oripeaux clivants (lui-même alimente cette posture clivante en parlant d’une communauté comme il le fait alors qu’il ambitionne de diriger une Nation), en substance à être dans le «Gouverner différemment». Mais sans doute est-il déjà trop tard ! Cette opposition à laquelle il appartient n’arrive en effet même pas à cerner le «Gouverner autrement» qui doit émailler un processus de développement.

Et l’opposition se disqualifie d’elle-même en étalant son incurie à la face du monde

L’opposition a tout faux de railler le Président Condé en disant que c’est maintenant qu’il vient de découvrir que ça ne va pas, d’où il a échoué, d’où il y a nécessité de changer les Hommes qui gouvernent ! L’analyse a déjà montré l’ineptie d’un tel point de vue. Mais on peut aller plus loin en affirmant que les pratiques répréhensibles, contreproductives, dirimantes à un développement ayant entrainé le «Gouverner autrement» existaient depuis longtemps, pendant tout le temps que cette opposition a gouverné en dirigeant un Gouvernement de la République (absentéisme, laxisme, trafic d’influence, etc.). Et pourtant cette opposition n’a jamais eu conscience d’un changement nécessaire de ces pratiques pour soutenir et rendre efficace l’effort de développement enclenché par la politique de développement d’un Gouvernement ! Autrement dit, tant que ces pratiques perdurent, l’effort de développement impulsé par un Président de la République ne pourra être ni soutenu ni efficace comme il se doit. Notre analyse trouve que c’est le sens du «Gouverner autrement» du Président Condé, et l’opposition, par incurie, ne comprend pas cela ! Personne n’est naïf de croire que tout cela va être éradiqué du jour au lendemain comme d’un coup de baguette magique. En effet, concernant la fraude par exemple, le feu Président français Georges Pompidou disait que «la fraude est à l’impôt ce que l’ombre est à l’Homme». Cela signifie que c’est une pratique ancrée même en occident, mais elle est combattue et tous ces fléaux gangrénant l’effort de développement d’un pays n’ont pas la même ampleur, toutes proportions gardées, entre par exemple la France et la Guinée où c’est plus dévastateur. Il faut donc les combattre en nous imprégnant d’une autre conception des responsabilités qui nous incombent dans le sillage de la vision directrice de notre Exécutif. C’est le sens de la révolution des mentalités qui sous-tend le «Gouverner autrement» du Président Condé, d’après notre analyse.

Mentalité de développement, un impératif pour l’émergence

Il s’agit en substance de prendre conscience de nos responsabilités respectives dans notre processus de développement, qu’on soit Dirigeant ou simple citoyen, notamment par le sens du sacerdoce en terme de mission qui nous incombe en tant que Dirigeants et par le respect des règles édictées par la République en tant que citoyens. Tout cela peut être stimulé ou inculqué par l’éducation. En gros, l’éducation peut être définie comme «la mise en œuvre des moyens propres à assurer la formation et le développement d’un être humain». Sous cet angle l’éducation est quelque chose de vaste que ne remplace pas le fait d’être allé à l’école. On a coutume de dire d’ailleurs que l’instruction incombe à l’école et l’éducation aux parents. De ce fait, un Président de la République étant le Père de la Nation, l’Etat qu’il dirige est habilité à mettre en œuvre des politiques de formation dans le sens de la conscientisation en direction des citoyens, comme un Père qui éduque ses enfants. Cette image que d’aucuns pourraient s’empresser de galvauder n’a cependant rien d’excessif. En effet, les spots publicitaires à la télévision par exemple émanant d’un Etat sont des opérations d’éducation, de conscientisation au travers de productions véhiculant un message : c’est le cas par exemple en Occident avec les spots publicitaires sur les dangers de l’alcool au volant ou encore du téléphone au volant. C’est encore le cas dans beaucoup de pays avec les spots publicitaires concernant les gestes barrières relatifs à cette pandémie du Covid 19. C’est aussi le cas de démembrements de l’Etat organisant des journées portes ouvertes sur des sujets d’intérêt public contribuant à l’éducation des citoyens sur ces sujets. Ces différentes opérations d’éducation, de formation ou de conscientisation participent du façonnage de la mentalité de développement du citoyen, impactant positivement par exemple sur des problèmes de santé publique, de sécurité routière, etc. C’est là aussi que se situe ce trait de caractère génial du Président de la République, à travers son concept de «Gouverner autrement», ferment de conscience citoyenne et de développement. Le citoyen pleinement conscientisé saura par exemple que son droit au service public est indéniable : il doit trouver des agents de l’Administration à l’heure, son dossier réunissant les conditions doit être traité, ce citoyen n’est pas contraint de passer par un tiers pour faire instruire son dossier, etc., mais en revanche ce citoyen doit respecter les agents de l’Administration, se soumettre à la police des lieux, etc. Sur un autre plan, le citoyen doit respecter la réglementation de l’Autorité sous forme par exemple de réglementation de la circulation. On peut se féliciter à cet égard que les feux tricolores ou «feux rouges» commencent à entrer dans les mœurs des citoyens, même si l’idéal dans ce domaine n’a pas encore été atteint, car au tout début que n’a-t-on pas entendu des expressions du genre «les Guinéens ne connaissent pas ça» ! Si le citoyen contrevient à une réglementation de la circulation, par exemple une limitation de vitesse, il est sanctionné par une amende financière sur la base des radars (en Occident par exemple) ayant constaté l’infraction. L’idée qui sous-tend cet exemple, c’est de montrer que le citoyen est pleinement acteur de la chaîne de gouvernance : autant il a des droits, autant il a des devoirs. Cela permet de mettre davantage en exergue le concept du «Gouverner autrement», soubassement d’un développement harmonieux. Le concept du «Gouverner autrement» du Président de la République doit ainsi être bien relayé par tous les démembrements de l’Etat, et notre analyse trouve que cela doit l’être même par le Privé.

Vulgarisation du «Gouverner autrement» : il en est du Public comme du Privé.

Il s’agit ici de créer, pour tous les acteurs concernés par une chaîne de développement, les conditions d’appropriation des actions les concernant. En d’autres termes, il s’agit d’agir pour que chacun se réattribue, le cas échéant, le sens de ses responsabilités. Notre analyse trouve que cela peut se faire au travers de séminaires, journées de réflexion ou autres. Il s’agira notamment d’identifier les pesanteurs, les points forts à améliorer, etc. Il ne fait aucun doute que des problèmes de moyens physiques seront posés, d’organisation, de formation, mais aussi de rémunération du facteur travail. Aucun de ces sujets ne doit être tabou, notamment le sujet financier, car si une situation est bien expliquée, étayée et comprise, il ne devrait pas y avoir de problème d’adhésion des différents acteurs du développement, et à l’inverse cela pourrait se traduire, en bout de chaîne notamment dans le Public, par des manques à gagner préjudiciables à l’Etat. Au demeurant, notre analyse n’est qu’une réflexion sur une piste susceptible de formaliser, dans ce volet Public, la vision du Président de la République qui a notamment parlé de sanction positive et négative, qui a tracé lui-même la voie en allant vérifier dans certaines Administrations que les Personnels étaient à l’heure sur leurs postes de travail, etc. On peut se féliciter à cet égard des contrats de performance instaurés, par exemple, au Ministère de la Sécurité dans le sillage du «Gouverner autrement» du Chef de l’Etat. Le secteur privé est généralement réputé mieux organisé, mais sans doute qu’en faisant son introspection, il trouverait des motifs à contribuer davantage au «Gouverner autrement», dans son propre intérêt d’ailleurs. Par exemple, nous avons été confrontés à une carte bancaire avalée par le distributeur automatique de billets, car la carte avait expiré. C’est donc tout à fait normal, mais pour une carte bancaire qui a une durée de validité de 2 ans par exemple, même si c’est écrit sur la carte, pense-t-on sérieusement qu’un client aura systématiquement en tête la date d’échéance de sa carte à chaque retrait ! En France par exemple, avec le même groupe d’appartenance de cette banque, quand la date d’expiration de la carte bancaire du client approche, on le prévient, et surtout on lui envoie sa nouvelle carte avant l’expiration de celle qu’il détenait, d’où cela évite ce déboire qui nous était arrivé avec notre carte bancaire avalée un vendredi soir, d’où on a été obligé d’attendre jusqu’au lundi pour disposer de notre nouvelle carte. Un autre exemple, c’est le changement de notre conseiller de clientèle qu’on a découvert en nous rendant sur place ! En France par exemple, toujours avec le même groupe bancaire, quand il y a un changement de conseiller de clientèle, le client est averti, et le conseiller l’invite même à le rencontrer pour se connaître et faire le point. Ces 2 exemples montrent que le Privé a aussi un rôle à jouer dans ce «Gouverner autrement», ici pour un meilleur service clientèle, objectif dont nul ne doute. Mais ces exemples montrent surtout qu’il y a des actes de développement qui sont à notre portée, malgré le niveau de développement plus élevé de la France par exemple par rapport à un pays africain, ces actes de développement ne sont donc pas l’apanage des pays occidentaux comme par exemple ne pas jeter nos déchets dans la rue (avec tout ce que cela pourrait entrainer comme conséquences impactant notre effort de développement), il s’agit d’actes liés à une mentalité de développement à notre portée. En définitive, le «Gouverner autrement», c’est un concept d’une grande teneur au service d’une noble vision mise en œuvre par un Président d’une remarquable clairvoyance et d’un admirable feu sacré pour son peuple.. Ce concept doit être vulgarisé à grande échelle pour susciter le maximum d’adhésion et le maximum d’appropriation par tous nos concitoyens, Gouvernants et Gouvernés. Et cette opposition qui s’autoproclame parangon du développement, alors qu’elle est ignorante sur le fondement même d’une dynamique de développement au travers du «Gouverner autrement» ! Heureusement la Guinée a Alpha Condé. Puisse la volonté divine ainsi matérialisée continuer de protéger notre Nation.

Ibrahima Sory KEITA

Président Dynamique ALPHA

(Aréopage des Lecteurs et Penseurs pour l’Heuristique et l’Action)