Morisanda Kouyaté, nouveau ministre des Affaires étrangères, de la coopération internationale, de l'intégration africaine et des Guinéens de l'étranger

Au cours de sa dernière session extraordinaire, la conférence des chefs d’États et gouvernements, de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), a une nouvelle fois exigé la libération sans conditions du président Alpha Condé, ainsi que la soumission, par les autorités de la transition, d’un chronogramme détaillé des activités en vue de l’organisation des élections.

Réagissant à ces demandes de la CEDEAO, le ministre guinéen en charge des Affaires étrangères, a, face à la presse lundi 8 novembre, déclaré ceci : « la CEDEAO a répété ce qu’elle déjà dit, il n’y a donc pas de changement. La Guinée est un pays fondateur de la CEDEAO, nous sommes en transition, nous ne serons pas éternellement comme ça. Nous continuerons à parler avec la CEDEAO, pour qu’elle nous accompagne en tenant compte de nos spécialités et des progrès exceptionnels qui se déroulent ici et qui ne se déroulent nulle part après les changements. »

Pour Morisanda Kouyaté, « nos frères et amis de la CEDEAO ont été plus compréhensifs. Ils demandent à ce qu’il y ait un chronogramme, on est déjà en train de l’élaborer. Mais on ne peut pas le faire si on n’a pas mis en place tous les instruments. Il n’y a pas de CNT encore, on ne peut donc pas parler de chronogramme. Il n’y a pas d’agenda caché en Guinée. Le président et le gouvernement n’ont rien à cacher, nous sommes en train de mettre en place un pays digne, un pays normal. On s’entend avec la CEDEAO, on nous accompagne et nous sommes en train d’aller de façon rationnelle ».

Pour tout dire, « nous sommes plus pressés qu’eux parce que nous voulons que notre pays avance. Il n’y a pas quelqu’un qui est plus pressé que nous, mais nous voulons faire les choses normalement ».

Mohamed Soumah pour Guinee7.com