La visite du président Paul Kagamé à Conakry sera sans doute mise à profit par le gouvernement d’Alpha Condé, pour s’inspirer du modèle rwandais, qui apparemment marcherait bien. Avec une lutte à outrance engagée contre la corruption, et un environnement favorable aux investissements étrangers, grâce à des conditions créées à cet effet, qui seraient loin de ce qu’il se passe en Guinée, où l’incurie de l’administration se passe de commentaire.

Au moment où nous mettions sous presse,  le président rwandais Paul Kagamé à était encore dans la capitale guinéenne, où il a entamé une visite le mardi dernier, dans le cadre du renforcement des relations entre la Guinée et le Rwanda.

Durant cette visite, les deux pays ont signé 5 accords de coopération.  Le nouvel ambassadeur du Rwanda en Guinée, son excellence M. Stanislas Kamanzi avait d’ailleurs briefé les journalistes sur ces accords lors de l’arrivée de l’hôte de marque d’Alpha Condé. Selon le diplomate «la visite du président Kagamé en Guinée se situe dans le cadre du renforcement des relations entre la Guinée et le Rwanda. C’est une opportunité entre les deux chefs d’État d’examiner les voies et moyens pour collaborer et établir des programmes de coopération en vue d’insuffler une certaine dynamique au développement de nos pays respectifs. Elle s’inscrit aussi dans le cadre de la vision du développement du continent africain », a-t-il indiqué.

Et d’ajouter : « à cette occasion, il y a un certain nombre d’accords qui vont être signés, 5 au total. Mais d’autres accords pourront être signés dans un futur proche. Dans quelques mois, les deux gouvernements vont travailler à l’établissement d’une commission mixte pour tous les secteurs dans lesquels une coopération active pourrait commencer à être mise en marche », a souligné Stanislas Kamanzi.

Pour finir, il a précisé  « qu’il y aura des accords dans des domaines assez variés. Il y a tout d’abord l’accord cadre qui définit les grandes lignes de coopération. Il y a un accord qui va concerner les services, la mobilité des Guinéens et des Rwandais dans les deux pays par rapport surtout à l’obtention des visas de service et diplomatique, de même que pour les passeports ordinaires. Un autre accord va être signé dans le cadre de la gouvernance, de l’agriculture, dans les secteurs de l’économie numérique, de la culture», a-t-il conclu.

Les réformes macro-économiques entreprises par Kigali attirent les investisseurs. Ces réformes portent en effet sur la « création d’entreprises, les facilités d’accès au crédit, les paiements des taxes. »  Au Rwanda, il faut compter seulement six heures pour faire enregistrer son entreprise au sein de « Rwanda Development Board », organe institutionnel créé à cet effet en 2009.

De quoi inspirer l’APIP…

Aliou Sow in L’Indépendant, partenaire de guinee7.com

 

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