Certes, la confiance se mérite chaque jour, mais il faut dire qu’elle se construit dans les épreuves que nous impose le temps, dans la difficulté des jours incertains et le courage inébranlable de convictions acquises.   

Une histoire partagée et un pari commun unissent les hommes et façonnent leur destin. Le Professeur Alpha CONDÉ vit dans la gratitude de combats passés et garde en mémoire tous les sacrifices consentis par des héros anonymes et des soutiens indéfectibles.

Il est sensible à la conviction et à l’engagement dans un monde ou plus personne n’y pense, dans l’empressement et l’ardeur de se distinguer des autres et d’aller plus loin et plus vite que tout le monde.

Ce n’est pas pour autant que l’homme n’est pas capable de s’ouvrir à son époque et de se risquer à de nouvelles fréquentations et à des alliances improbables.

La vie politique ouvre tous les chemins, mène parfois à tous les compromis et impose des cohabitations forcées. Celle vécue et partagée par tous, dans la commune humanité, commence par l’engagement et finit dans la reconnaissance du mérite ou le regret des illusions perdues, ou encore dans le malheur de tous les échecs.

Aujourd’hui Président de la République, à l’issue d’un véritable parcours du combattant et d’une vie militante bien remplie que beaucoup feignent d’ignorer et d’oublier trop souvent, pris dans le tourbillon des passions et rancœurs de passes d’armes inhérentes aux joutes électorales et querelles politiques permanentes dans les démocraties naissantes.

Le Professeur Alpha CONDÉ garde le stoïcisme du militant dans l’âme et la générosité de l’Homme d’État. L’on peut se plaire à caricaturer le personnage d’histoire et la figure emblématique, mais pas au point de prétendre qu’il ne compte pas pour les Guinéens, ou qu’il ne fera pas partie de leur présent et de leur avenir.

Il n’est donné à personne d’être aimé de chacun, d’être compris de tous.

L’histoire, sans limites ni fin, dont il est acteur depuis longtemps, sous des regards incrédules, dont chacun a pu être témoin et associé à certaines des péripéties, retiendra dans sa discrimination volontaire ce qu’il a fait de mieux, ce qu’il a de meilleur. Mais, elle saura se souvenir aussi de toutes les injustices et des préjugés qui ont jalonné son parcours et alimentent la légende politique contemporaine.

Chacun lira, le moment venu, dans la sérénité du recul, la lucidité de la raison, le chapitre de son choix d’un livre écrit ensemble, avec les bons sentiments de ses proches et les hommages mérités de ses collaborateurs restés fidèles et loyaux, dans lequel livre on pourrait aussi parcourir des pages sur les récriminations et les frustrations rancunières de ses adversaires irréductibles.

Quand certains voudront insister sur « ce qu’il aurait coûté à la Guinée”, en le brocardant grossièrement, d’autres, plus nombreux, nostalgiques et pleins de gratitude évoqueront “ce qu’on lui doit tant”.

Ainsi va la vie, tel est le destin de tous que l’Histoire n’a pas encore démenti, que l’avenir prédit toujours.