Ce jeudi 24 décembre, l’adjudant Mohamed Kaba et le Lieutenant Kémo Condé ont été entendus sur le fond par le Tribunal  militaire sis à la Cour d’Appel de Conakry.

Au sortir de cette audience, Me Salifou Béavogui, l’un des avocats de la défense a déclaré : « Aujourd’hui, deux de nos clients ont été suffisamment entendus sur le fond. Il s’agit de l’adjudant Mohamed Kaba et du Lieutenant Kémo Condé. Les deux sont poursuivis pour violation de consignes militaires au motif qu’ils auraient quitté le camp le 19  juillet sans aucune permission. La défense a démontré tout à fait le contraire. Les deux étaient le 19 au camp. Ils sont restés au camp, dans leurs rangs. Ils sont restés à la disposition de l’armée guinéenne. Ils sont restés à la disposition de la hiérarchie militaire pour toute mission appropriée. Il a fallu attendre aux environs de 12 heures pour que les deux reçoivent une mission spéciale de leur hiérarchie à savoir le Commandant De Gaule (Paix et salut sur lui) pour simplement déposer son véhicule chez lui à Kipé. Donc en termes d’infraction, il n’y a aucune infraction. Les débats vont se poursuivre le mercredi prochain dans la sérénité et nous pensons que nous allons obtenir la libération de nos clients. Nous faisons confiance au Tribunal militaire. Nos deux clients qui sont passés ont déjà purgé le quadruple de leur peine. Donc, je pense que l’Etat va les dédommager.»

Me Mory Doumbouya, de la partie Civile  a précisé à son tour : «Nous sommes là pour discuter des faits d’infraction de consignes. Le moment venu, à la phase des réquisitions et des plaidoiries, chacun aura la latitude de développer son argumentation et la décision qui interviendra, nous estimons que force restera à la loi. Nous ferons en sorte, en tant que professionnel aguerri, qu’ en aucune manière, il n’y ait d’incidents de nature à perturber ce procès. Nous sommes déterminés à défendre les intérêts de l’Etat.»

A noter que le procès de six officiers de l’armée guinéenne, accusés  de désertion et violation des consignes, s’est ouvert le   mercredi 23 décembre. Ces militaires dont l’ex-chef d’Etat-major général des armées, Général Nouhou Thiam, sont jugés pour leur implication présumée  dans l’attaque qui avait visé la résidence privée du président Alpha Condé en juillet 2011, à Kipé (Conakry).

Les débats reprendront le mercredi 30 décembre prochain.

El Hadj Mohamed Koula Diallo pour Guinee7.com

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