Ces derniers temps en République de Guinée, le phénomène des viols ou agressions sexuelles sur les filles et femmes est très fréquent. Que ce soit à Conakry ou à l’intérieur du pays.  

Pour protéger cette couche “vulnérable“, l’Etat guinéen a signé et ratifié plusieurs instruments juridiques internationaux et nationaux contre le phénomène de viol et agression sexuelle à l’encontre des femmes et filles. Cet arsenal juridique est-il bien appliqué dans toute sa rigueur pour freiner l’élan de ce crime ?

Dans le souci de l’application de la loi à ce niveau, l’ONG Femmes au Cœur du Développement (F.C.D) compte faire un plaidoyer à l’endroit des leaders religieux, chefs traditionnels et les communautés sur la problématique liée au viol et aux agressions sexuelles. Le lancement officiel de cette plaidoirie a eu lieu, ce vendredi 21 février 2020 dans la salle Mohamed Koula Diallo de la maison de presse de Kipé.

92% des femmes âgées de 15 à 49 ans sont victimes de violences avec 46% de viol et 9% d’agression sexuelle

« Cette rencontre consiste à organiser une session de plaidoyer auprès de 50 leaders religieux, traditionnels et communautaires. Le but du plaidoyer est de les impliquer dans la promotion des problématiques liées aux viols, aux agressions sexuelles et à l’application des textes de loi sur la problématique liée aux viols et aux agressions sexuelles », ont expliqué les conférencières.

Dans leurs exposés, elles soutiennent que selon l’enquête nationale sur les violences basées sur le genre ; 92% des femmes âgées de 15 à 49 ans sont victimes de violences avec 46% de viol et 9% d’agression sexuelle. Une autre enquête révèle que 552 cas de viols sont commis en trois mois en 2018 dans les cinq communes de Conakry.

Selon Hadja Bintou Bamba, présidente de la Coalition des organisations de la société civile pour la planification familiale (OSC/Pf), l’agression sexuelle a de lourdes conséquences sur la victime. « les grossesses non désirées, la fistule obstétricale, les troubles psychologiques, l’abandon scolaire, les maladies sexuellement transmissibles et le rejet des victimes par les parents », a-t-elle énuméré.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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