Selon le compte rendu du conseil des ministres de ce jeudi 17 décembre, le président de la République, Alpha Condé, a passé en revue les manquements et lacunes qui ont affecté, ces dernières années, le travail gouvernemental et empêché, dans certains domaines, l’atteinte des objectifs prévus. Il, a mis en particulier l’accent sur les insuffisances essentielles suivantes : 

1-   La faiblesse de la communication gouvernementale pour contrer la campagne de dénigrement organisée par certains opposants et organisations de défense de droits de l’homme qui occultent systématiquement les cas de violence avérés et assumés par des partis politiques et des organisations de la société civile profondément politisées. En effet, il est notoirement connu que des militants et responsables de la mouvance présidentielle sont souvent agressés voire assassinés, leurs domiciles incendiés et des édifices publics vandalisés et détruits à Conakry et à l’intérieur du pays, sans que ces cas graves de violation des droits humains ne soient jamais évoqués dans les rapports des ONG internationales. Le Président de République a insisté sur les progrès importants accomplis dans le domaine de la protection et de la promotion des droits humains qui se doivent d’être régulièrement portés à la connaissance de l’opinion nationale et internationale. 

 2- La sédentarisation de nombreux cadres à des postes qu’ils occupent durant parfois des décennies avec comme corollaire une baisse d’efficacité et de rendement des services qu’ils dirigent.

3-   Les faiblesses du système judiciaire en dépit des efforts fournis pour la reforme de ce secteur et l’amélioration des conditions de travail des magistrats.

4-   Un désordre croissant dans le domaine de la propriété foncière avec des ventes illicites récurrentes de domaines publics et des conflits domaniaux souvent alimentés par des juges indélicats.

5-   L’intensification de l’exploitation minière clandestine qui favorise la destruction de l’environnement, l’exode rural, la déscolarisation des enfants et la montée de la criminalité dans les zones concernées.

6-   La faiblesse de la solidarité gouvernementale et l’existence de conflits de compétence qui affaiblissent l’efficacité de l’action gouvernementale.

7-   L’insuffisance de statistiques fiables et régulièrement mises à jour pour faciliter la conception et la mise en œuvre de politiques publiques efficaces.

8-   Le non-respect des règles d’endettement du Trésor vis-à-vis de la banque Centrale avec une augmentation de la dette intérieure qui pénalise fortement les entreprises locales.

9-   Une nomenclature budgétaire qui ne respecte pas toujours la priorisation normale des dépenses en fonction des urgences et des programmes de développement.

Focus de guinee7.com